Fatigue, “soft skills”, EPS

A découvrir, écouter ou lire cette semaine…

LIVRE

Conscious Coaching: The Art and Science of Building Buy-In – Brett Bartholomew.

ARTICLES

Antifragilité, commotion, intestins

A découvrir, écouter ou lire cette semaine…

LIVRE

Entrainement Fonctionnel pour le Sportif – Mike Boyle

ARTICLES

HIIT, sommeil, pathologies du coureur

LIVRE :

Science and Application of High-Intensity Interval Training: Solutions to the Programming Puzzle – Paul Laursen et Martin Buchheit.

PODCAST :

ARTICLES :

A lire ou écouter ce week-end – Semaine 12/2018

J’ai commencé à écrire sur ce blog en janvier 2009. Dès le début, l’objectif a été d’informer le plus de sportifs et sportives possible sur les meilleures pratiques pour la préparation physique, la réathlétisation, l’entraînement et la santé en général. Depuis plus d’un an à présent, j’ai très fortement ralenti le rythme des publications. Plusieurs personnes m’ont relancés sur ce sujet durant cette période : “ pourquoi n’écris-tu plus sur ton blog”. Les explications sont multiples.
1/ Ma vie des différentes depuis 2009. Mon temps va en priorité à ma famille, mon travail et mes loisirs (dans cet ordre).

2/ Je n’ai plus rien à dire. Un post de Stuart McMillan, coach de sprint ALTIS, du début 2018 m’a fait beaucoup réfléchir sur le sujet. Avec internet et les réseaux sociaux, l’idée est que le débat, les échanges et la discussion ont été relancés. C’est tout l’inverse en fait. Internet et les réseaux sociaux sont dominés par ceux qui ont le temps de dire…..n’importe quoi, car ils n’entraînent personne. Quand on entraîne vraiment, il n’y a pas de temps pour répondre, commenter, dénigrer tout et tout le monde….bref passer autant de temps connecté. Cela devient un débat, pas une discussion. Un débat nécessite un vainqueur. “ que des bouches, pas d’oreilles”.
Pour gagner ces débats, il faut avoir du temps.

3/ Vous devez comprendre également que les algorithmes des réseaux sociaux mettent en avant les publications avec le plus d’interactions (j’aime, commentaires, partages, etc) car jugées plus pertinentes. Par exemple, les publications de photos de femme/homme à moitié nue faisant un exercice stupide et sans explication a plus de chance d’être mis en avant qu’un article documenté sur la proprioception de Olivier Allain.
Comme je n’ai pas l’ambition de me mettre à moitié nu sur internet, c’est une bataille que je ne mènerai pas. J’ai d’ailleurs supprimé mon compte facebook (#deletefacebook) pour ne conserver qu’un profil pro (surtout pour mes sportifs les plus jeunes qui semblent avoir des difficultés avec le fonctionnent des emails).

A partir de maintenant je ne publierais qu’une sélection de livres, d’articles, vidéos, podcast récents que je juge pertinent. A vous de connecter les points. (#DropTheMike).

LIVRES
Unplugged: Evolve from Technology to Upgrade Your Fitness, Performance, & Consciousness – Brian MacKenzie, Dr. Andy Galpin , Phil White.

Négatif : une impression “greenwashing”. J’avais déjà eu l’impression avec Ready to run de Kelly Starett. Il y a t-il besoin de mettre partout des photos en pleine nature ? Je ne pense pas que le contenu le nécessite.

Positif : grosse bibliographie sur le problème de notre société actuelle hyper-connectée. Beaucoup d’exemple de solution. Des recommandations basées sur des principes séculaires, mais simple de l’entraînement, pour permettre de trouver des solutions adaptées à soi-même. Pas de programme avec 400 exercices. Principes > méthodes > exercice.  Un peu une continuité de “The Brain always wins” pour moi quelque part.

ARTICLES

PODCAST

“The first refuge of a poor strength coach is strength gains. Shift the calculus to how many kids are still standing at the end of the season and after four years.”

Quels carburants pour les muscles ?

Pas toujours facile de comprendre comment le muscle trouve sont carburant. 3 solutions : Anaérobie Alactique, Anaérobie lactique et Aérobie. Prenons l’exemple du paiement d’un achat.

1/ Anaérobie Alactique.

C’est votre carte de paiement sans contact. Rapidement disponible donc pratique. Mais très limité dans la quantité d’argent disponible dans l’instant.

2/ Anaérobie Lactique

C’est l’argent en espèce que vous transportez sur vous. Possiblement une quantité importante, mais il faut compter, attendre le retour de la monnaie. Pas très rapide, ni pratique. Pénible.

3/ Aérobie

C’est le paiement pas virement bancaire. La quantité disponible est très importante si vous avez fait le nécessaire (votre entrainement), mais le délai de disponibilité est plus long.

Le cardio, le HIT ou le HIIT n’existent pas !

Le “cardio” n’existe pas. Ne soyez pas trompé par ceux qui ne maîtrisent pas le sujet.
Soyons simple : le muscle à besoin d’énergie pour se contracter. Différentes méthodes pour le développer la capacité du corps à fournir de l’énergie aux muscles.
Toutes les méthodes n’ont pas les mêmes effets, notamment pour le HIT (High Interval Training) ! Les méthodes devraient être donc adaptées à vos besoins selon la demande spécifique à votre sport : adaptations centrales, périphériques, neuromusculaires, et lactate…

Demandez plus pour votre corps et vos performances que des séances “cardio” !

Image :  Buchheit & Laursen – High-intensity interval training, solutions to the programming puzzle, part 1 & 2 (2013)

Endurance de force : analogie du verre

 

Suite à une discussion avec des combattants à la Lisses Sport Académie au sujet de l’endurance de force : analogie du verre.
La base est la force. La hauteur l’énergétique. Le volume total est l’endurance de force.
Différentes façon d’obtenir un “volume” important d’endurance de force. Choisir la stratégie en fonction du sport, vos besoins et du temps disponible.
Mais choisir uniquement la force OU l’énergétique est une mauvaise idée.  Un verre fin de 3m de hauteur est fragile. Vous ne voulez pas être fragile.

A propos des genoux vers l’intérieur lors du squat

“Il faut pousser les genoux à l’extérieur sur le squat” – “Il faut lui dire de pousser les genoux à l’extérieur lors du squat”.

Comme beaucoup de professionnel de la santé et du sport, j’entends ces recommandations sur le comportement des genoux lors du schéma moteur accroupissement lorsqu’il est réalisé lors de l’exercice du squat. Ce sont même parfois des consignes données par le coach / préparateur physique / kiné lui même.
Pour être direct, je pense que ces consignes sont inefficaces, donc inutiles.
Il faut en effet éviter un valgus des genoux et les avoir vers l’extérieur pour plus d’efficacité mécanique et pour une meilleures santé à long terme des genoux.
Mais la mauvaise réalisation est la cause d’une mauvaise sélection de l’exercice par l’encadrant, et des consignes comme ‘pousse les genoux à l’extérieur”, même hurlées, n’y changeront rien. Ce n’est pas la bonne approche.

1/ C’est le rôle du coach de veiller à la bonne exécution….

Ces consignes sont constamment répétées ……et pourtant l’erreur est répétée séances après séances, semaines après semaines. Dans son ouvrage Strength training and coordination: an integrative approach, Frans Bosch revient sur différentes études sur la rétention à long terme de l’apprentissage (Winstein, 1990). Si la répétition de consignes est importante, moins la rétention est maintenue sur le long terme. C’est la répétition du mouvement, et la comparaison des différentes organisations du mouvement, qui permettent le mieux la rétention. Autrement dit, le cerveau apprend le mouvement par la répétition, pas par le hurlement de consignes.
Donc si l’objectif est d’enseigner un schéma moteur ou un exercice il faut mieux parfois se taire…ou régresser dans la sélection de l’exercice.

2/ “ Mais moi je fais de la mobilité avant la séance de squat”…

C’est un début ! La tendance à la “mobilité” en ce moment. Mais les études récentes (Louis P. Howe, 2016) laisse à penser que les gains en mobilité n’ont pas d’effets positif sur la réalisation des tâches complexes. Avoir des exercices visant à améliorer la mobilité articulaire va permettre de libérer des possibilités de mouvement qui ne seraient pas disponibles autrement.
Cependant, modifier les amplitude articulaires n’est pas ce qui permet de modifier l’exécution des schémas moteur complexes.
Si c’était le cas, toutes les personnes démontrant une mobilité correcte à l’épaule et sur la montée de jambe tendue lors des tests FMS, devrait démontrer une exécution correcte sur les tests de schémas moteurs du FMS. C’est pourtant loin d’être le cas.

3/ “Il faut renforcer les muscles de la hanches, petits et moyens fessiers, mettre des mini bandes élastique car il ne sont pas assez fort pour maintenir de genoux en place.”

Faux.
Les muscles responsables de maintenir l’alignement du genoux sont des muscles que l’on caractérisent comme toniques / à bas seuil d’activation. Ils faut donc les entraîner dans leur fonction. Leur fonction est de maintenir une tension musculaire constante, faible, pour maintenir les alignements. La solution de “faire du renforcement musculaire” pour ces muscles c’est avoir une approche de muscle phasiques / haut seuil d’activation. Mauvaise stratégie.
Le problème des muscles toniques est d’avoir la bonne tension musculaire au bon moment. C’est un processus inconscient, réflexe et décentralisé. Bien trop rapide pour réagir à une consigne “pousse les genoux vers l’extérieur”.
Sinon, pourquoi même des personnes présentant un haut niveau de force présentent ce valgus des genoux lors d’un squat…ou alors adoptent une base très large au sol….ou avec le pieds fortement pointés vers l’extérieur ?

Et au fait, bonne chance lors de la compétition ou de test. Ou alors c’est que vous pensez que la personne va vous entendre hurler dans sa tête. Sinon, cela n’arriverait pas :

4/ “Donc on laisse les genoux partir vers l’intérieur ?….

Le problème est que la personne ne réalise pas que ces genoux partent vers l’intérieur. Le problème se situe au niveau du feeback proprioceptif. Lorsque l’on place une bande élastique autour des genoux lors de l’exercice du squat chez les personnes avec un valgus, il n’est pas rare d’entendre “en fait, si je n’ai pas l’élastique, je ne le sens pas que mes genoux vont à l’intérieur”. Même résultat avec les enroulements PRO-FTS. En plein dans la cible. C’est un processus inconscient, réflexe et décentralisé.
Si les sensations sont également entre autre dans les muscles fessiers, ce n’est pas qu’ils se renforcent. C’est juste qu’ils sont enfin obligés d’être actifs pour réaliser leur fonction : stabiliser le genou.
Des consignes de réalisation, même données avec conviction par l’encadrant, de remplacent pas une bonne sélection de l’exercice, ou une variation.
Tout dépend ensuite si l’objectif est d’entraîner un exercice, le squat ici, ou bien à développer la force dans un schéma moteur correct.

Quel retour sur le terrain pendant une réathlétisation ligament croisé du genou ?

Dans le cadre de la réathlétisation suite à la reconstruction d’un ligament croisé antérieur du genou, la reprise d’activités physiques liées au sport d’origine est souvent sujet de débat. Au minimum de discussion (parfois passionnée) avec le sportif lui-même. Il faut bien comprendre que l’objectif du sportif est retourner à la compétition le plus rapidement possible. Les sensations du sportif se heurtent parfois à l’expérience, aux impressions et aux données de l’encadrement chargé de la rééducation et réathlétisation.

Je pense que l’important est de comprendre qu’il s’agit d’étapes à valider plus qu’un protocole préétabli et fixe. Chaque étape validées vous donne accès à des situations d’entrainement dans sport d’origine. Le plus compliqué est de faire intégrer cela au sportif. C’est dans ce cadre que des tests servir. Et pas que l’iso !

Je vais vous donner un exemple : 27 ans, début réathlétisation peu après la fin du 6eme mois post opération et en accord avec le kiné avec lequel il poursuit sa rééducation. Les tests suivant sont réalisés un mois après (1 cycle de réathlétisation).

TESTS FMS

Résultats : non douloureux et fonctionnel sur tous les tests. les tests de montée jambe tendue sont lègèrement asymétriques et tout juste au minimum requis.

Conclusion : tout est ok. Pas de restriction dans la sélection des exercices de musculation.

TEST VMA

Résultats : non douloureux. Vitesse fin de test 16,5km/h (sur tapis, pallier 2 min).

Conclusion : tout est ok

ASYMÉTRIE COURSE

Résultats : 1,4% d’asymétrie à 13,5km/h.

Conclusion : tout est ok. Pas de restriction pour la reprise du travail énergétique en ligne droite.

A cet instant il est possible de faire le constat que beaucoup de situation d’entrainement sont possible en musculation et sur le terrain. Il est possible d’appliquer une charge d’entrainement importante sur le système !

 

FORCE MAXIMALE

Résultats : 0,47 / 0,43 m/s, soit 9-10% de déficit de force (partie concentrique) entre jambes droite et gauche sur exercice de fente (rep 6 et 12 sont la manipulation des haltères).

Conclusion : oups ! Même si volume et force (leg ext) quadriceps sont symétriques et les sensations du sportif sont bonnes, “houston, nous avons un problème !”. La jambe opérée n’est pas totalement retrouvée sa capacité à produire le force. Clairement des lacunes sur l’aspects nerveux de la force.

RSI

Résultats : 18% de temps de contact en moins pour 12% de hauteur en moins pour la jambe opérée.

Conclusion : oups ! Encore une fois, même si les sensations du sportif sont bonnes, la jambe opérée ne se comporte pas du tout comme la jambe saine lorsqu’il s’agit de d’absorber et restituer de la force de façon élastique. Encore une fois des lacunes sur l’aspect nerveux de la force et la coordination.

 

CONCLUSION FINALE

Comme attendu à cette période de la réathlétisation, et même si d’un point de vue médical il n’y a pas de contre indications, pivots et changements de directions à haute vitesse vont être problématiques et pourraient représenter une augmentation des risques de blessure. Prématuré à cet instant. Pas de contre indication pour la réalisation sous contrôle.

Cependant, impossible de se baser uniquement sur les sensations du sportif. Les sensations sont toujours très bonnes pour celui qui veux retourner sur le terrain ! 

De plus les données recueillies vont permettre d’expliquer le contenu des prochains cycles de réathlétisation et leurs objectifs.  

 

 

L’atterrissage lors d’un exercice de pliométrie

Pourquoi se soucier de la position du pied lors de l’atterrissage d’un exercice de pliometrie ?

En haut, ce que l’on observe chez le débutant : contact sur l’avant du pied avec une contrainte plus importante sur les structures, pas de preflex, donc pas de restitution, conséquences sur l’organisation au niveau hanche et genou (encore moins de restitution), et,enfin, avez vous déjà vu un sportif poser le pied ainsi lors de ses déplacements ?

En bas, est ce qu’il faut observer/obtenir (pour les raisons citées précédemment)