Quels carburants pour les muscles ?

Pas toujours facile de comprendre comment le muscle trouve sont carburant. 3 solutions : Anaérobie Alactique, Anaérobie lactique et Aérobie. Prenons l’exemple du paiement d’un achat.

1/ Anaérobie Alactique.

C’est votre carte de paiement sans contact. Rapidement disponible donc pratique. Mais très limité dans la quantité d’argent disponible dans l’instant.

2/ Anaérobie Lactique

C’est l’argent en espèce que vous transportez sur vous. Possiblement une quantité importante, mais il faut compter, attendre le retour de la monnaie. Pas très rapide, ni pratique. Pénible.

3/ Aérobie

C’est le paiement pas virement bancaire. La quantité disponible est très importante si vous avez fait le nécessaire (votre entrainement), mais le délai de disponibilité est plus long.

Le cardio, le HIT ou le HIIT n’existent pas !

Le “cardio” n’existe pas. Ne soyez pas trompé par ceux qui ne maîtrisent pas le sujet.
Soyons simple : le muscle à besoin d’énergie pour se contracter. Différentes méthodes pour le développer la capacité du corps à fournir de l’énergie aux muscles.
Toutes les méthodes n’ont pas les mêmes effets, notamment pour le HIT (High Interval Training) ! Les méthodes devraient être donc adaptées à vos besoins selon la demande spécifique à votre sport : adaptations centrales, périphériques, neuromusculaires, et lactate…

Demandez plus pour votre corps et vos performances que des séances “cardio” !

Image :  Buchheit & Laursen – High-intensity interval training, solutions to the programming puzzle, part 1 & 2 (2013)

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Endurance de force : analogie du verre

 

Suite à une discussion avec des combattants à la Lisses Sport Académie au sujet de l’endurance de force : analogie du verre.
La base est la force. La hauteur l’énergétique. Le volume total est l’endurance de force.
Différentes façon d’obtenir un “volume” important d’endurance de force. Choisir la stratégie en fonction du sport, vos besoins et du temps disponible.
Mais choisir uniquement la force OU l’énergétique est une mauvaise idée.  Un verre fin de 3m de hauteur est fragile. Vous ne voulez pas être fragile.

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A propos des genoux vers l’intérieur lors du squat

“Il faut pousser les genoux à l’extérieur sur le squat” – “Il faut lui dire de pousser les genoux à l’extérieur lors du squat”.

Comme beaucoup de professionnel de la santé et du sport, j’entends ces recommandations sur le comportement des genoux lors du schéma moteur accroupissement lorsqu’il est réalisé lors de l’exercice du squat. Ce sont même parfois des consignes données par le coach / préparateur physique / kiné lui même.
Pour être direct, je pense que ces consignes sont inefficaces, donc inutiles.
Il faut en effet éviter un valgus des genoux et les avoir vers l’extérieur pour plus d’efficacité mécanique et pour une meilleures santé à long terme des genoux.
Mais la mauvaise réalisation est la cause d’une mauvaise sélection de l’exercice par l’encadrant, et des consignes comme ‘pousse les genoux à l’extérieur”, même hurlées, n’y changeront rien. Ce n’est pas la bonne approche.

1/ C’est le rôle du coach de veiller à la bonne exécution….

Ces consignes sont constamment répétées ……et pourtant l’erreur est répétée séances après séances, semaines après semaines. Dans son ouvrage Strength training and coordination: an integrative approach, Frans Bosch revient sur différentes études sur la rétention à long terme de l’apprentissage (Winstein, 1990). Si la répétition de consignes est importante, moins la rétention est maintenue sur le long terme. C’est la répétition du mouvement, et la comparaison des différentes organisations du mouvement, qui permettent le mieux la rétention. Autrement dit, le cerveau apprend le mouvement par la répétition, pas par le hurlement de consignes.
Donc si l’objectif est d’enseigner un schéma moteur ou un exercice il faut mieux parfois se taire…ou régresser dans la sélection de l’exercice.

2/ “ Mais moi je fais de la mobilité avant la séance de squat”…

C’est un début ! La tendance à la “mobilité” en ce moment. Mais les études récentes (Louis P. Howe, 2016) laisse à penser que les gains en mobilité n’ont pas d’effets positif sur la réalisation des tâches complexes. Avoir des exercices visant à améliorer la mobilité articulaire va permettre de libérer des possibilités de mouvement qui ne seraient pas disponibles autrement.
Cependant, modifier les amplitude articulaires n’est pas ce qui permet de modifier l’exécution des schémas moteur complexes.
Si c’était le cas, toutes les personnes démontrant une mobilité correcte à l’épaule et sur la montée de jambe tendue lors des tests FMS, devrait démontrer une exécution correcte sur les tests de schémas moteurs du FMS. C’est pourtant loin d’être le cas.

3/ “Il faut renforcer les muscles de la hanches, petits et moyens fessiers, mettre des mini bandes élastique car il ne sont pas assez fort pour maintenir de genoux en place.”

Faux.
Les muscles responsables de maintenir l’alignement du genoux sont des muscles que l’on caractérisent comme toniques / à bas seuil d’activation. Ils faut donc les entraîner dans leur fonction. Leur fonction est de maintenir une tension musculaire constante, faible, pour maintenir les alignements. La solution de “faire du renforcement musculaire” pour ces muscles c’est avoir une approche de muscle phasiques / haut seuil d’activation. Mauvaise stratégie.
Le problème des muscles toniques est d’avoir la bonne tension musculaire au bon moment. C’est un processus inconscient, réflexe et décentralisé. Bien trop rapide pour réagir à une consigne “pousse les genoux vers l’extérieur”.
Sinon, pourquoi même des personnes présentant un haut niveau de force présentent ce valgus des genoux lors d’un squat…ou alors adoptent une base très large au sol….ou avec le pieds fortement pointés vers l’extérieur ?

Et au fait, bonne chance lors de la compétition ou de test. Ou alors c’est que vous pensez que la personne va vous entendre hurler dans sa tête. Sinon, cela n’arriverait pas :

4/ “Donc on laisse les genoux partir vers l’intérieur ?….

Le problème est que la personne ne réalise pas que ces genoux partent vers l’intérieur. Le problème se situe au niveau du feeback proprioceptif. Lorsque l’on place une bande élastique autour des genoux lors de l’exercice du squat chez les personnes avec un valgus, il n’est pas rare d’entendre “en fait, si je n’ai pas l’élastique, je ne le sens pas que mes genoux vont à l’intérieur”. Même résultat avec les enroulements PRO-FTS. En plein dans la cible. C’est un processus inconscient, réflexe et décentralisé.
Si les sensations sont également entre autre dans les muscles fessiers, ce n’est pas qu’ils se renforcent. C’est juste qu’ils sont enfin obligés d’être actifs pour réaliser leur fonction : stabiliser le genou.
Des consignes de réalisation, même données avec conviction par l’encadrant, de remplacent pas une bonne sélection de l’exercice, ou une variation.
Tout dépend ensuite si l’objectif est d’entraîner un exercice, le squat ici, ou bien à développer la force dans un schéma moteur correct.

Quel retour sur le terrain pendant une réathlétisation ligament croisé du genou ?

Dans le cadre de la réathlétisation suite à la reconstruction d’un ligament croisé antérieur du genou, la reprise d’activités physiques liées au sport d’origine est souvent sujet de débat. Au minimum de discussion (parfois passionnée) avec le sportif lui-même. Il faut bien comprendre que l’objectif du sportif est retourner à la compétition le plus rapidement possible. Les sensations du sportif se heurtent parfois à l’expérience, aux impressions et aux données de l’encadrement chargé de la rééducation et réathlétisation.

Je pense que l’important est de comprendre qu’il s’agit d’étapes à valider plus qu’un protocole préétabli et fixe. Chaque étape validées vous donne accès à des situations d’entrainement dans sport d’origine. Le plus compliqué est de faire intégrer cela au sportif. C’est dans ce cadre que des tests servir. Et pas que l’iso !

Je vais vous donner un exemple : 27 ans, début réathlétisation peu après la fin du 6eme mois post opération et en accord avec le kiné avec lequel il poursuit sa rééducation. Les tests suivant sont réalisés un mois après (1 cycle de réathlétisation).

TESTS FMS

Résultats : non douloureux et fonctionnel sur tous les tests. les tests de montée jambe tendue sont lègèrement asymétriques et tout juste au minimum requis.

Conclusion : tout est ok. Pas de restriction dans la sélection des exercices de musculation.

TEST VMA

Résultats : non douloureux. Vitesse fin de test 16,5km/h (sur tapis, pallier 2 min).

Conclusion : tout est ok

ASYMÉTRIE COURSE

Résultats : 1,4% d’asymétrie à 13,5km/h.

Conclusion : tout est ok. Pas de restriction pour la reprise du travail énergétique en ligne droite.

A cet instant il est possible de faire le constat que beaucoup de situation d’entrainement sont possible en musculation et sur le terrain. Il est possible d’appliquer une charge d’entrainement importante sur le système !

 

FORCE MAXIMALE

Résultats : 0,47 / 0,43 m/s, soit 9-10% de déficit de force (partie concentrique) entre jambes droite et gauche sur exercice de fente (rep 6 et 12 sont la manipulation des haltères).

Conclusion : oups ! Même si volume et force (leg ext) quadriceps sont symétriques et les sensations du sportif sont bonnes, “houston, nous avons un problème !”. La jambe opérée n’est pas totalement retrouvée sa capacité à produire le force. Clairement des lacunes sur l’aspects nerveux de la force.

RSI

Résultats : 18% de temps de contact en moins pour 12% de hauteur en moins pour la jambe opérée.

Conclusion : oups ! Encore une fois, même si les sensations du sportif sont bonnes, la jambe opérée ne se comporte pas du tout comme la jambe saine lorsqu’il s’agit de d’absorber et restituer de la force de façon élastique. Encore une fois des lacunes sur l’aspect nerveux de la force et la coordination.

 

CONCLUSION FINALE

Comme attendu à cette période de la réathlétisation, et même si d’un point de vue médical il n’y a pas de contre indications, pivots et changements de directions à haute vitesse vont être problématiques et pourraient représenter une augmentation des risques de blessure. Prématuré à cet instant. Pas de contre indication pour la réalisation sous contrôle.

Cependant, impossible de se baser uniquement sur les sensations du sportif. Les sensations sont toujours très bonnes pour celui qui veux retourner sur le terrain ! 

De plus les données recueillies vont permettre d’expliquer le contenu des prochains cycles de réathlétisation et leurs objectifs.  

 

 

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L’atterrissage lors d’un exercice de pliométrie

Pourquoi se soucier de la position du pied lors de l’atterrissage d’un exercice de pliometrie ?

En haut, ce que l’on observe chez le débutant : contact sur l’avant du pied avec une contrainte plus importante sur les structures, pas de preflex, donc pas de restitution, conséquences sur l’organisation au niveau hanche et genou (encore moins de restitution), et,enfin, avez vous déjà vu un sportif poser le pied ainsi lors de ses déplacements ?

En bas, est ce qu’il faut observer/obtenir (pour les raisons citées précédemment)

A lire : “Préparation physique : prophylaxie et performance des qualités athlétiques”

J’ai rencontré Benjamin Del Moral pour la 1ère fois en 2015 à l’occasion d’une formation lors de laquelle il intervenait sur son approche de la prophylaxie et la réduction des risques de blessures.
Ce jour là, je n’avais pas été surpris par sa présentation. Car, pour être honnête, il faut faire un petit retour quelques années en arrière, avant son arrivée au LOU Rugby, c’est-à-dire lorsque Benjamin était préparateur physique au Stade Français Paris Rugby.
Dans la vidéo d’un entraînement, on entendait Benjamin dire aux joueurs “prenez vos mini band. Activation fessiers !”. A cet instant, je me suis dis à moi même “hé bien, je pense que nous lisons les mêmes livres, regardons les même DVDs, bref nous allons dans le même direction”. Les sportives et sportifs ayant eu l’occasion de suivre une de mes programmations/séances savent bien à quel point j’aime activer les fessier, et pas uniquement avec des mini bandes. “L’activation” des fessiers n’étant qu’un terme, parmi tant d’autre, propre à une certaine philosophie de la préparation physique.

Comme Benjamin Del Moral, mon cheminement de préparateur physique m’a mené fin 2008 à prendre un virage vers une approche plus “fonctionnelle”, plus orientée vers le souci de réduire les risques de blessures à l’entraînement et en match, avec pour objectif de prolonger le plus longtemps possible la carrière sportive. C’est à dire toujours plus individualisée et à travers une approche méthodique.

De son expérience théorique et pratique de terrain, Benjamin a publié un livre début 2016 : Préparation physique : prophylaxie et performance des qualités athlétiques
Dans cet article je vais vous expliquer pourquoi il devrait être dans votre bibliothèque.

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MISE EN PAGE
Ce sera peut-être un détail pour certains, mais, comme j’ai eu l’occasion de le dire à Benjamin au téléphone, son livre est sacrément beau et bien mis en page. Les pages sont aérées et un code couleur vous permet d’identifier les thèmes de chaque chapitre. Le livre est vraiment très agréable à lire.

CHEMINEMENT
Depuis mon virage “fonctionnel” de 2008, j’ai souvent subi les regards interrogatifs, curieux et parfois moqueurs. J’ai dû expliquer pourquoi il fallait se baser sur un rapport risques/bénéfices dans le choix des méthodes et des exercices, et pourquoi l’objectif N°1 était de fournir à l’entraîneur des joueurs en pleine possession de leurs moyens physiques si l’on voulait remporter des compétitions.
Le livre de Benjamin Del Moral permettra certainement à certains de se rendre compte de ce qui est fait au niveau de compétition dans lequel évolue Benjamin. En fait, nous sommes de plus en plus nombreux à prendre le virage de l’entraînement “fonctionnel” !

Il dresse également un bilan honnête et humble de son évolution en tant que préparateur physique. Ceci doublé avec un constat que j’ai fait, comme d’autres, lorsque j’étais joueur : pendant longtemps le type de préparation physique dépendait surtout du sport d’origine du préparateur physique, pas de l’individu ni du sport pratiqué.
Et si on se penchait, enfin, sur l’individu, afin d’individualiser la préparation physique ?

ÉVALUATIONS
Un des chapitres les plus intéressants du livre est celui consacré aux évaluations du mouvement fonctionnel. Si Benjamin Del Moral y présente l’évaluation la plus connue, le FMS, il propose également beaucoup d’autres systèmes d’évaluation des capacités fonctionnelles du sportif.
C’est là un des points clés : si vous n’évaluez pas, vous ne faites que deviner.

BASE D’EXERCICES
Plusieurs chapitres sont dévolus aux différents types d’exercices. Toujours avec une approche fonctionnelle, c’est-à-dire l’entraînement de mouvements et de chaînes musculaires, et non pas de muscles.
Vous trouverez donc dans le livre plus de 200 exercices et quelques exemples de plans d’entraînements.
Certains regretteront un nombre d’exercices ou de plans d’entraînement plus important. Cela sera le signe qu’il n’ont finalement rien compris au livre de Benjamin Del Moral. L’important n’est pas l’exercice. L’important est le bon exercice, pour la bonne personne, avec la bonne progression/régression/latéralisation.

PARTAGE
Enfin, si certains font le choix de reprendre des concepts et méthodes à leur compte, sans citer les auteurs originaux, Benjamin donne toutes les références, cite des extraits, la bibliographie. Classe. Vous ressortez de la lecture de “Préparation physique : prophylaxie et performance des qualités athlétiques” avec une liste de lecture encore plus grande.

Pour conclure, je dirais je “Préparation physique : prophylaxie et performance des qualités athlétiques” est un livre que tout préparateur physique devrait posséder, tant il vous permet une plongée dans l’évolution majeure qu’a subie la préparation physique depuis 10 ans, avec l’apport des nouvelles technologies. C’est à ce jour le seul et unique ouvrage en français sur la philosophie de l’entrainement “fonctionnel” portant sur la préparation physique.

Si vous ne savez pas par quel livre commencer votre bibliothèque, “Préparation physique : prophylaxie et performance des qualités athlétiques”, “L’enfant et l’activité physique : De la théorie à la pratique” et la “Bible de la préparation physique” vous permettront à eux 3 de mettre à jour vos connaissances scientifiques et pratiques.

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Préparation physique : solutions pour les épaules douloureuses – épisode 6

Nouvel épisode consacré aux problématiques des épaules douloureuses, et largement blessures aux épaules, et aux solutions pour ajuster le programme d’entraînement et pourvoir ainsi participer aux matchs/compétitions au meilleur de sa forme possible.

Si vous faites du sport de compétition, vous savez très bien qu’il arrive de se faire mal ou d’avoir des douleurs chroniques. Dès lors vous être confronté à la problématique suivante : ne plus rien faire et perdre vos qualités physiques puis votre temps de jeu, OU, gérer ses blessures/douleurs par une prise en charge médicale et une préparation physique adaptée à votre capacité du moment.

L’idée principale va être d’éviter d’ajouter du risque sur des douleurs/blessures déjà présentes. Si vous avez mal à la tête, une migraine disons, la solution n’est pas d’aller se taper la tête contre le mur en espérant que cela arrange votre état. Cela n’a pas de sens, n’est-ce pas ?
Même idée avec les douleurs/blessures à l’épaule et, pour aller plus loin, aux bras, coudes, poignets et doigts.

Si vous pratiquer un sport de lutte, de combat ou d’impact vous savez très bien que les douleurs/blessures aux doigts, poignets ou épaules (acromio-claviculaire) sont fréquentes.
Ainsi, les jours suivants le match/compétition, vous êtes bien embêté pour faire certains exercices.
Je vous propose quelques remédiations dans le but, à la fois, d’observer un principe de précaution ET de ne pas stopper complètement certains thèmes de préparation physique .

1/ HALTÉROPHILIE
Les blessures aux poignets ou aux doigts sont très problématiques pour les mouvements d’haltérophilie, lors desquels les poignets sont très sollicités en extension.
La réception de la barre au niveau claviculaire n’est pas non plus envisageable si votre acromio-claviculaire n’a pas récupéré de l’énorme plaquage que vous avez mis le match dernier (note : toujours plus impressionnant dans votre mémoire que sur la vidéo !).
La grande amplitude de l’arraché peut aussi provoquer de la douleur sur l’épaule traumatique.

Solution 1 : Kettlebell swing
Faible sollicitation du poignet et si vous utilisez la version classique, KB niveau des yeux, peu de risques sur l’épaule. Évitez la version Crossfit, avec KB au-dessus de la tête, comme pour l’arraché l’amplitude peut être agressive pour l’épaule.

Solution 2 : Saut avec résistance élastique/pneumatique avec ceinture.
Le plus sécuritaire. Aucune sollicitation des membres supérieurs. Pas d’apprentissage technique. Pas d’excuse.

 

2 / FORCE
Si vous être un grand fan du squat la barre devant n’est pas une option pour la même raison que pour la réception de l’épaule d’haltérophilie. La version barre derrière peut aussi être douloureuse dans certains cas.

Solution 1 : Barre hexagonale
Solution 2 : Exercice unilatéral + haltères
Solution 3 : squat goblet

S’il n’y a pas de problème au niveau poignets/doigts et juste à l’épaule, l’utilisation de la barre hexagonale et d’exercices unilatéraux avec haltères fera votre bonheur.

Solution 4 : exercice unilatéral + gilet lesté + haltères
A l’inverse, si le problème réside dans votre capacité à manipuler avec vos mains une charge importante, pensez à l’option du gilet lesté. Utilisez également des exercices unilatéraux pour réduire la charge à saisir.

 

Solution 5 : résistance élastique/pneumatique avec ceinture
Si épaule et doigts/poignets posent problème, cette solution est la plus sécuritaire.

Solution 6 : gilet lesté + résistance élastique/pneumatique avec ceinture
Si l’épaule n’est pas douloureuse et que le problème est au niveau de la main, vous pouvez utiliser cette solution 2 en 1. Que du bonheur !

3/ GAINAGE

Les exercices de planche peuvent aussi provoquer une douleur.

Solution : utilisez des cables/élastique

Le principe du gainage est d’appliquer une force sur le système (le corps) et lui demander de rester indéformable. Utiliser des câbles/élastiques vous permet de faire cela sans appliquer une contrainte douloureuse sur l’épaule.

 

Vous l’aurez compris, il n’y a pas de problème, que des solutions !

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Conseils réduction des risques de blessures – Episode 5

Quelques conseils préparation physique, réathlétisation et entrainement : réduction des risques de blessures

1/ Si l’explication est trop compliquée, c’est que la personne ne maîtrise pas le sujet ou cherche à vous enfumer avec des méthodes miracles.

Les bons entraîneurs donnent des consignes claires, simples et rapidement applicables.

En fait, donner des consignes à chaque répétition d’un exercice serait même nuisible à l’apprentissage des mouvements.

En tant que sportif, vous n’avez pas besoin de comprendre l’ensemble de la science derrière ce que vous demande l’entraîneur.

L’équation est simple : plus l’entraîneur parle, moins vous pratiquez l’exercice.

Plus vous pratiquez l’exercice, puis votre compétence augmente.

Plus la vitesse d’exécution est rapide, plus cela est vrai ! La vitesse multidirectionnelle en est le plus bel exemple !

vitesse-handball

 

2/ Comment la réduction des risques de blessures à l’entraînement et en compétition ne peut pas être l’objectif n°1 ?

Le contenu de préparation physique n’est pas l’objectif final. Même s’il résulte toujours un certain inconfort lors de l’entraînement, si vous avez mal, ne faites pas l’exercice. Il y a une nette différence en douleur et inconfort.

L’objectif final est la compétition.

Mettre en place une stratégie de réduction des risques de blessures ne changer par radicalement le programme d’entrainement et de préparation physique. Mais il impose de mesurer le rapport risques/bénéfices et pose la question du chemin choisit pour arriver aux objectifs que vous avez fixés.

 

3/ Nombre de sportifs expérimentés ET blessés, expliquent “avoir fait n’importe quoi étant jeune”

Il n’y a pas plus fort témoignage de l’importance d’une approche à long terme dans le développement des qualités physiques et dans la réduction des risques de blessures. Etes-vous certain de vouloir commencer la musculation avec un mouvement comme celui-ci :

squat genou valgus

 

4/ Le squat goblet devrait être le tout premier exercice utilisé pour le renforcement des membres inférieurs.

Le squat goblet permet de corriger avec peu de consignes le placement du dos et le comportement des genoux sur le schéma d’accroupissement (squat).

Le poids en avant du corps aide à conserver l’alignement du dos.

Descendre les coudes à l’intérieur des genoux empêche le valgum des genoux.

Pas besoin de beaucoup de coaching ou de matériel.

Le retour au sport après reconstruction du ligament croisé antérieur

L’article d’aujourd’hui est celui d’un ancien adversaire, stagiaire, collègue, Frederick Henderson. 

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Bonjour à tous et merci beaucoup à Xavier de me faire une petite place sur son blog pour vous parler d’un projet qui me tient à cœur : le retour au sport après une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA).

La rupture du LCA est une blessure relativement fréquente dans de nombreux sports : ski, football, volley, rugby. Plus de 30 000 ligamentoplasties du LCA sont réalisées tous les ans en France.

Beaucoup de ces ruptures ont lieu au ski et la première station de ski étant l’Île-de-France, les 2/3 de ces blessures touchent des Franciliens.

La chirurgie reste la meilleure solution pour beaucoup. C’est une blessure du sport et si vous

souhaitez reprendre le sport vous aurez besoin de remplacer le ligament rompu. Le LCA empêche le tibia de partir vers l’avant et maintient le genou en place lors des actions de pivot.

Chaque blessure est unique et peut présenter différentes lésions additionnelles comme un ménisque latéral endommagé ou des lésions au cartilage du condyle latéral – la plus à l’extérieur des 2 boules d’os au bout du fémur. Le but de la chirurgie est de récupérer un genou stable. Sur la translation antérieure du plateau tibial, le problème est généralement réglé. Sur le pivot du genou, ce n’est pas toujours parfait.

Je vous épargnerai le détail des différents types de chirurgie et l’ensemble des problèmes à régler mais sachez que la rupture du LCA est une blessure complexe. Imaginez seulement l’impact que la disparition du nerf qui traverse le ligament rompu peut avoir sur le contrôle de l’articulation. C’est une blessure fréquente mais loin d’être anodine.

La réalité du retour au sport après une reconstruction du LCA est qu’elle n’est jamais garantie.

Néanmoins les chances de succès peuvent être améliorées par un travail adapté. Actuellement, l’opération du LCA et le protocole de rééducation sont plutôt bien renseignés dans la littérature scientifique. Avec l’aide d’un bon kiné, de nombreux déficits sont résolus. Au-delà des 24 semaines protocolaires de rééducation, vous êtes dans l’inconnu. Or il s’agit d’une période charnière pour le sportif qui souhaite retrouver puis dépasser son niveau de performance antérieur.

De nombreux problèmes d’asymétrie autour du genou et entre les 2 jambes demeurent. Il faut attendre près d’un an pour récupérer son niveau de puissance musculaire malgré que les niveaux de force puissent être normaux à 6 mois.

Le secret d’un retour réussi se situe à mi-chemin entre la thérapie et la préparation physique.

Actuellement, ce manque est en partie comblé par les masseurs kinésithérapeutes.

Malheureusement, ce choix repose plus sur des considérations financières qu’autre chose – le remboursement par la sécurité sociale. De l’aveu même des chirurgiens et médecins avec qui je me suis entretenu, ce n’est assez efficace. De même qu’un kiné n’est pas préparateur physique, un préparateur physique n’est pas kiné. Les deux sont néanmoins complémentaires. Il est utopique de croire que l’un puisse faire le travail de l’autre mais c’est un débat pour une autre fois.

Un retour au sport doit se voir comme une check list de tâches à accomplir. Elle est en partie indépendante du temps d’ailleurs : ça n’ira pas mieux en attendant. Parmi ces tâches, les kinés peuvent en résoudre une partie – comme ils l’ont fait durant la phase de rééducation. Néanmoins, le développement de la vitesse, la puissance et l’agilité sont des tâches qui incombent au préparateur physique. Les outils à employer comme la musculation, l’adaptation de mouvements d’haltérophilie, la plyométrie et ce mot inutilement pompeux d’ « entraînement neuro-musculaire » sont le quotidien de tout préparateur physique qui se respecte.

Le défi du retour au sport doit placer l’athlète au centre du projet. Chacun apporte ses compétences, peu importe son étiquette, au service du sportif. Il y a ici un nouveau savoir faire à développer.

Étant donné la complexité du chantier, ce ne peut pas être l’œuvre d’un seul professionnel. Dans cette optique, je pense qu’il est aux préparateurs physiques d’élever leur niveau de compétence et d’exigence comme j’ai pu le faire au cours des dernières années. Cela passe impérativement par une éducation scientifique poussée car le milieu du médical est autrement plus exigeant et rigoureux que celui de la prépa physique où perdurent encore de trop nombreux mythes, modes et « recettes ».

 

Pour plus d’informations sur le retour au sport après reconstruction du ligament croisé antérieur visitez www.retourausport.fr

 

A propos de l’auteur

Frederick Henderson est titulaire d’un Master en Sciences du Sport mention Entraînement, Biologie, Santé et Nutrition (Université Paris V) et certifié NSCA. Il dispose d’une expérience de l’entrainement en France et au Canada.

Retrouvez le sur www.hendersoninfo.net