Je reçois très régulièrement des e-mails d’étudiants ou de personnes en pleine réflexion sur une réorientation professionnelle, avec la même question : comment faire pour devenir préparateur physique de sportifs de haut-niveau ou pros ? 

Je n’imagine pas une seule seconde être le seul préparateur physique présent sur internet (blog ou réseaux sociaux) à recevoir ce type de message. J’imagine d’ailleurs à peine le nombre bien plus important d’e-mails que doivent recevoir les PP avec plus de réputation tels qu’Olivier Bolliet et Aurelien Broussal-Derval ! 

Je vais, en toute humilité, vous partager et développer un peu la réponse que je fais dans 95% des cas. Je suis encore jeune (36 ans !) et je ne pense pas avoir toute l’expérience et toutes les réponses du monde :  

1/ Il faut faire le constat qu’il n’existe pas une seule et unique voie pour devenir PP. Pour en juger, je pense que le mieux est de prendre le temps de consulter les différentes ITW de préparateurs physiques sur le site de Pierre Debreaux et Aneliya V. Manolova. Le parcours de chacun est toujours riche d’informations : http://sci-sport.com/interview.php

 2/ Olivier Bolliet aborde régulièrement sur son blog la très souvent difficile réalité du métier de PP. Il a également donné quelques conseils pour les personnes qui envisagent le métier de PP dans cet article : http://www.olivierbolliet.com/blog/54

 3/ On ne devient pas préparateur physique de haut-niveau, on devient juste PP. Et, si les résultats des sportifs suivent, on vous contacte.
Ensuite, pour rester sur le sujet du haut-niveau, j’ai assisté à une intervention de Norbert Krantz (‎responsable de l’Unité d’Aide à la Performance de Haut niveau / Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance – INSEP) dans le cadre du DU de préparation physique de l’Université d’Evry Val-d’Essonne. Ce dernier nous a expliqué que, pour lui, le haut-niveau n’est pas nécessairement un volume d’entraînement / semaine, mais un haut-niveau d’investissement par rapport au temps disponible. Ainsi, un sportif amateur, avec un emploi à 35h, qui s’entraîne 6 séances / semaine peut être inclus dans cette définition plus large qu’à l’habitude.

4/ Enfin, si vous voulez travailler dans le haut-niveau car vous ne voulez pas manquer de temps, d’équipement ou d’installations pour la PP de vos sportifs : il va falloir redescendre sur terre car c’est la réalité dans 90% des cas. Y compris à haut-niveau ou chez les pros. Vous ne serez jamais dans un situation idéale, parfaite, sans contrainte. Il y a une grosse différence entre “idéal” et “optimal”. Le second est celui que vous pouvez réaliser pour de vrai dans la vrai vie.