9 points à connaître sur le travail correctif

J’utilise les exercices correctifs depuis 2008. C’est à cette époque que je me suis plongé dans l’entraînement fonctionnel. Cette vision de l’entraînement et de la préparation physique ne m’était pas totalement étrangère. Mais je ne n’avais pas complètement fait la transition vers cette vision de l’entraînement et la préparation physique.

L’entraînement fonctionnel demande d’avoir une vision du corps humain légèrement plus proche de celle d’un kiné que celle d’un préparateur physique.
Dès lors, vous réalisez que beaucoup de sportifs sont loin d’utiliser de manière optimale leur corps : déséquilibre musculaire, restriction, manque de mobilité, problème de schéma corporel, manque de stabilité, compensation…
Le fait est que j’ai rarement vu des sportifs n’avoir aucun problème. D’autant que la pratique intensive d’un sport est elle même source de problèmes !
Le travail correctif sert justement à corriger ces problèmes (d’où le terme de travail “correctif”, vous l’aurez noté !).

Voici donc 9 points importants qu’il vous est possible retenir de mon utilisation du travail correctif avec les sportifs que je prépare.

1- Vous ne décidez pas du fonctionnement du corps humain
L’approche “articulation par articulation” donne une feuille de route de ce qu’est la norme. Elle est simple et très pratique à utiliser comme base de départ du travail correctif.

2 – Ne négligez pas le travail sur les tissus
Les auto-massages sont très pratiques pour “libérer” immédiatement le corps.

3 – Individualisez
Même s’il y a des problématiques classiques ou communes à un type de population, il est indispensable d’individualiser au maximum la stratégie selon le bilan fonctionnel, l’historique des blessures, le sport pratiqué et le poste joué.
Le manque de mobilité de la chaîne postérieure est particulièrement courant.

4 – Il ne remplace pas l’entraînement
Le travail correctif peut être intégré à l’échauffement ou même pendant la séance pour s’assurer d’une bonne exécution des exercices.
Le squat assité ou RNT (reactive neuromusclar training) permet de solliciter correctement le shéma du squat.

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5 – Il n’est pas nuisible à la performance
Au contraire. Le travail correctif aide à réaligner le corps, à le maintenir correctement aligné et à bouger efficacement.
Par exemple, une faiblesse au niveau de fléchisseur de la hanche, le psoas particulièrement, handicapant pour une montée efficace du genou lors des phases d’accélération.

6 – Réduction des douleurs
Apprendre à utiliser les bons muscles et éviter de compenser avec d’autres permet de réduire les douleurs physiques.
Utiliser les fessiers pour l’extension de la hanche et non les muscles de la zone lombaire est important pour réduire les douleurs au dos.

7 – Réduction des risques de blessures
Lorsque votre corps ne fonctionne pas correctement, il met en danger certaines zones de votre corps : ligaments, tendons et surfaces articulaires.
Par exemple, une tendance à avoir les genoux glissant vers l’intérieur met en danger les ligaments du genou.

8 – Soyez progressif
Il n’y a aucune honte à “régresser” dans certains exercices, faire un travail correctif sur le mouvement, pour ensuite l’utiliser sans danger.
Vous présentez des compensations qui vous interdisent le squat ? Corrigez le mouvement avant de vous mettre sous la barre !

9 – Soyez patient
Cela fait généralement des mois, voire des années que votre corps présente des déséquilibres, compensation, etc.
Il faut donc faire preuve de patience et vous constaterez les changements sans même vous en rendre compte.