Abdominaux, finis les crunchs?

Stuart McGill étudie le fonctionnement de la colonne vertébrale depuis 30 ans. Lorsqu’une journaliste canadienne l’interroge sur son aversion pour les crunchs la réponse est claire : “lors d’un crunch, la position de flexion du rachis fait que celui-ci se détériore précocement”.

Ce professeur de biomécanique du rachis à l’université de Waterloo sait très bien de quoi il parle. En effet, son laboratoire a développé une machine utilisant des rachis de porc pour étudier les effets de différentes activités physiques sur les disques vertébraux.

Selon une de ses études, tous les exercices de la famille du crunch génèrent au moins 3350 newtons (340 kg) de force compressive sur les vertèbres. L’association Nationale Américaine de santé a défini que toute force compressive au-dessus de 3300 newtons est dangereuse. Une vidéo en anglais sur les effets des crunchs sur la colonne vertébrale (Rachis de porc dans vidéo) est disponible ICI (âmes sensibles s’abstenir!).

Stuart McGill suggère donc de remplacer ces exercices dangereux par des exercices qui renforcent les muscles de la sangle abdominale sans mouvement de flexion, d’extension ou de rotation au niveau des vertèbres.

Cette position sur l’entrainement de la sangle abdominale fait lentement son chemin hors du champ universitaire. Ainsi, l’IAFF (International Association of Fire Fighters), après avoir rencontré Stuart McGill et d’autres experts, a abandonné le classique test sit-up (crunch) en faveur d’un test de gainage. Ceci pour la simple raison que si le candidat se prépare à un test sit-up, celui-ci va pratiquer un grand nombre de crunch et donc de flexion du rachis, un programme dangereux pour sa santé.

Vous pouvez retrouver la longue liste des recherches de Stuart McGill sur la colonnes vertébrale via PubMeb sur le lien suivant.