Pendant de nombreuses années la préparation physique, sous son aspect énergétique, s’est résumé à un développement de l’endurance. La logique était simple, pour ne pas dire (trop) simpliste.

L’objectif était que le sportif soit en capacité de produire un effort sur toute la durée de l’épreuve sportive. Autrement dit : qu’il soit endurant.

Ainsi, si la rencontre durait 90 minutes, le pratiquant devait être capable de « tenir » 90 minutes d’activité. Si bien que le développement des qualités aérobies, principalement la capacité aérobie (par la méthode de la course continu) était à la base de la préparation physique et représentait son objectif principal. La préparation physique se représentait alors sous la forme d’une pyramide pour laquelle l’Aérobie prenait partie la plus importante et la plus basse, schématisant ce rôle de base et de socle pour le sportif.

Les efforts anaérobies, la vitesse, était donc représentés au sommet de cette pyramide. C’est-à-dire en quantité moins importante. Les questions relatives à l’intensité, les spécificités et les effets de cette méthode n’étaient que très peu posées.

Les limites de cette conception centrée sur l’endurance ont depuis été démontrées. (G. Cometti). Cette logique d’endurance a cédé place à une conception dans laquelle vitesse (qualité, intensité) et répétition de cette vitesse (quantité de qualité),sont des notions primordiales.

Il convient néanmoins d’éclaircir la notion de vitesse car elle est bien trop souvent limitée à ses aspects musculaire et énergétique. On oublie alors, premièrement, de définir ce que l’on entend par vitesse et donc type de déplacements.

On omet, ensuite, que dans de nombreux sports la vitesse est une succession d’accélérations et de décélérations. Ainsi, plutôt que de proposer des sprints, linéaires de type athlétisme, on proposera des déplacements multidirectionnels.

Cette quantité de qualité doit alors être exprimée sous le terme de capacité à répéter des accélérations (et décélérations). Et non plus seulement des sprints.

Ce sont sur les modalités d’entrainement de cette qualité physique que les vues divergent sur quelques points.

Tandis que certains (G. Cometti et de son CEP) sont arrivés à la conclusion, sans être affirmatif sur le fait, qu’ « Il est inutile de programmer de séances spécifiques de résistance à la vitesse ? ». (Pour preuve ce « ? » qui n’est certainement pas là par hasard).

D’autre spécialistes (G. Cazorla) nous le rappellent que nous savons qu’après un effort bref et intense la capacité du corps de recréer du carburant pour cet effort nécessite de l’oxygène. La vitesse de ce processus dépendant de la capacité du corps à fournir de l’oxygène à ses muscles. Enfin, comme l’ont démontré plusieurs travaux (Bogdanis & col 1996 ; Trump & col, 1996 ; Quistroff & col, 1992), il est possible d’améliorer cette capacité grâce à un bon développement de la puissance aérobie.

Donc, afin d’assurer le développement optimal de la capacité à répéter des sprints, on doit (comme pour toutes les autres qualités physiques) penser à développer conjointement d’autres qualités physiques “complémentaires”. Notamment la puissance musculaire et son expression dans l’accélération, ainsi que la puissance aérobie.