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Conseils réduction des risques de blessures – Episode 5

Quelques conseils préparation physique, réathlétisation et entrainement : réduction des risques de blessures

1/ Si l’explication est trop compliquée, c’est que la personne ne maîtrise pas le sujet ou cherche à vous enfumer avec des méthodes miracles.

Les bons entraîneurs donnent des consignes claires, simples et rapidement applicables.

En fait, donner des consignes à chaque répétition d’un exercice serait même nuisible à l’apprentissage des mouvements.

En tant que sportif, vous n’avez pas besoin de comprendre l’ensemble de la science derrière ce que vous demande l’entraîneur.

L’équation est simple : plus l’entraîneur parle, moins vous pratiquez l’exercice.

Plus vous pratiquez l’exercice, puis votre compétence augmente.

Plus la vitesse d’exécution est rapide, plus cela est vrai ! La vitesse multidirectionnelle en est le plus bel exemple !

vitesse-handball

 

2/ Comment la réduction des risques de blessures à l’entraînement et en compétition ne peut pas être l’objectif n°1 ?

Le contenu de préparation physique n’est pas l’objectif final. Même s’il résulte toujours un certain inconfort lors de l’entraînement, si vous avez mal, ne faites pas l’exercice. Il y a une nette différence en douleur et inconfort.

L’objectif final est la compétition.

Mettre en place une stratégie de réduction des risques de blessures ne changer par radicalement le programme d’entrainement et de préparation physique. Mais il impose de mesurer le rapport risques/bénéfices et pose la question du chemin choisit pour arriver aux objectifs que vous avez fixés.

https://youtu.be/AotC9XzCx7c

3/ Nombre de sportifs expérimentés ET blessés, expliquent “avoir fait n’importe quoi étant jeune”

Il n’y a pas plus fort témoignage de l’importance d’une approche à long terme dans le développement des qualités physiques et dans la réduction des risques de blessures. Etes-vous certain de vouloir commencer la musculation avec un mouvement comme celui-ci :

squat genou valgus

 

4/ Le squat goblet devrait être le tout premier exercice utilisé pour le renforcement des membres inférieurs.

Le squat goblet permet de corriger avec peu de consignes le placement du dos et le comportement des genoux sur le schéma d’accroupissement (squat).

Le poids en avant du corps aide à conserver l’alignement du dos.

Descendre les coudes à l’intérieur des genoux empêche le valgum des genoux.

Pas besoin de beaucoup de coaching ou de matériel.

Parents de jeune sportif, votre enfant a-t-il besoin d’un préparateur physique

Outre-Atlantique, cela fait des années que des programmes d’entraînement et de préparation physique à l’intention des jeunes sportifs (collège et lycée) se sont développés dans des structures privées externes aux équipes.

En France, tous les acteurs du monde sportif peuvent constater que ce secteur est en plein développement. L’offre de préparateurs physiques et de coachs sportifs pour les jeunes, parfois très jeunes (dès 11 ans), est en expansion.

Avec un recrutement de plus en plus jeune, certains parents pensent donner toutes les chances à leur enfant en faisant appel à un professionnel des qualités physiques. Je suis un père moi aussi et je dois bien avouer que je trouve la démarche légitime.

Mais je suis aussi un préparateur physique depuis plus de 10 ans avec une expérience du parcours d’excellence sportive, anciennement appelée filière d’accès au haut-niveau, dans 3 structures et dans 2 sports différents, et j’échange régulièrement avec d’autres préparateurs physiques qui interviennent auprès des jeunes sportifs dans différents sports.

C’est pourquoi, si vous êtes parent d’un jeune sportif et pensez faire appel à un préparateur physique pour votre enfant, je pense pouvoir vous aider dans votre réflexion.

Baby-Sport

 

Le constat ?

Allons directement aux faits : les jeunes français pratiquent de moins en moins d’activité physique et sportive. Certains préparateurs physiques, entraîneurs et professeurs d’EPS qui ont l’opportunité de rester sur les mêmes structures, club et pôle, pendant 10 ans vous parleront de régression.

Impossible d’en vouloir aux professeurs des écoles et aux enseignants d’éducation physique et sportive (EPS). Leur rôle n’est pas de faire émerger les futurs athlètes de haut-niveau et on leur demande déjà beaucoup dans l’école actuelle. De plus ce n’est pas avez le maigre temps dévolu aux activités physique et sportives qu’il peuvent faire quelques chose.

Dans les clubs, tout d’abord, le temps d’entraînement dédié au développement des compétences physiques est ridicule, à quelques exception prêt (sport et club). 15 jours de physique (hum hum !) lors de la reprise, des pompes en punition pendant l’entraînement et des “suicides” (super nom pour un exercice) en fin de séance, quand il y a le temps.

Les entraîneurs de jeunes ne sont pas formés pour prendre en charge de développement athlétique des jeunes sportifs. De surcroît, les entraîneurs sur les catégories de jeunes sont souvent les débutants, et donc inexpérimentés. Enfin, combien de clubs bénéficient de l’apport d’un préparateur physique pour les plus jeunes ? Au moins pour la planification à long terme des compétences physiques en coordination avec la planification à long terme de compétences technico-tactique. Réponse : une extrême rareté.

Ensuite, les enfants veulent jouer, les dirigeants veulent des licenciés, donc l’entraîneur est tenté de faire beaucoup de situations de jeu correspondant à la compétition. Il n’y a pas tant de temps que cela pour préparer une équipe à la saison.

Parfois les dirigeants veulent aussi des résultats. Je connais un entraîneur de basket auquel on a reproché le manque de résultats… En U11 (poussins).

Impossible d’en vouloir à grand monde. Plus le club a de licenciés et de résultats, plus le club aura de reconnaissance et de soutien des partenaires publics et privés.

Pas de jugement de valeur ici, mais juste un constat sur le fonctionnement du système pour nos jeunes sportifs.

Ce fonctionnement arrive t-il à former des bons sportifs et des adultes en bonne santé ?

Ce fonctionnement est-il suffisant ? Je répondrais globalement que non.

Sinon certaines fédérations/clubs ne proposeraient pas un programme de préparation physique l’année AVANT l’entrée en pôle ou en centre de formation et de réaliser en plus des entraînements avec le club.

Sinon certains préparateurs physiques ne seraient pas obligés de revoir à la baisse leurs exigences lors des arrivées en pôle ou lors de la montée dans la catégorie d’âge supérieure.  

Ok. Le constat est là, mais moi parent, je fais quoi pour mon enfant ?

 

La première option est de lui faire pratiquer différentes activités physiques.

 

La spécialisation dans un sport ne devrait commencer qu’à partir de 14 ans environ. Il n’y a pas d’intérêt avant. Au contraire. La pratique intensive d’un sport, pendant toute l’année, et l’exposition accrue à la compétition dans celui-ci augmenteraient le risque de blessure chez les adolescents (Olsen 2006).

Il est même bénéfique pour les jeunes sportifs d’être exposés à un grand nombre d’activités physiques.

 

 

Autrement dit, vous pouvez réduire les risques pour la santé de votre enfant et conserver son potentiel, et sa motivation, lorsque sera venu le temps de se spécialiser dans un sport en particulier.

Le choix d’un sport très différent est préférable.

 

Option 2 : demander de l’aide

 

Comme je vous le disais précédemment, en tant que père et professionnel de la préparation physique, je ne peux pas vous jeter la pierre si vous souhaitez faire appel à un préparateur physique pour accompagner votre enfant et compléter le travail réalisé avec le club.

Laissez-moi donc vous donner quelques conseils pour bien choisir la personne à qui confier votre enfant.

 

1/ Soyez regardant sur les diplômes, la formation et l’expérience. Le savoir faire n’est pas le savoir enseigner. Une expérience de joueur, même à haut-niveau, n’est pas une garantie. Pensez aux enseignants : même s’ils excellent dans leur matière, ils sont aussi formés à la pédagogie.

 

2/ S’il est sur les réseaux sociaux, regardez comment il se comporte et communique. Voulez-vous de cet adulte en relation avec votre enfant ? Quelle image donne-t-il du monde sportif ? Donne-t-il un exemple à suivre ?

 

3/ Si vous échangez avec lui, s’informe-t-il du planning des entraînements ET de l’organisation scolaire ? Je suis intervenu pendant plusieurs années auprès de sportifs avec entraînements quotidiens (voir biquotidiens). Le problème n’est pas le manque de temps. Le problème est un manque d’organisation. Soyez attentifs s’il ne parle que de ses entraînements et pas de l’intégration au planning global.

 

4/ Vérifiez qu’il maîtrise le modèle de développement à long terme de l’athlète. Le modèle de Développement à Long Terme de l’Athlète (DLTA) est un modèle de développement en sept stades, intégrant l’entraînement, la compétition et la récupération. Il donne des recommandations sur les périodes les plus propices au développement de certaines habilités, compétences et qualités physiques. Il donne une hiérarchisation d’étapes et de pré-requis sur une formation à long terme.

Application concrète : une des fenêtres optimales pour le développement de la vitesse chez les adolescent est 13-16 ans, fuyez si celui-ci vous parle que de développer la vitesse spécifique pour votre fils de 11ans.

modele-DLTA

 

5/ Appréciez si son travail s’inscrit dans un développement à long terme de votre enfant. Notamment par son intérêt pour les compétences physiques fondamentales, et non pas les compétences spécifiques. Plus l’enfant est jeune, plus l’objectif doit être la maîtrise des compétences fondamentales.

 

pyramide entrainement

 

Application concrète : méfiance s’il ne vous parle que de spécifique, d’exercices avec ballons.

 

6/ Préférez les séances semi-privées ou en petits groupes. Il n’y a aucun intérêt aux séances individuelles ou de coaching personnel. Avoir quelqu’un derrière vous constamment n’est pas la garantie de mieux apprendre l’exécution correcte des exercices. Le développement de l’autonomie et de la responsabilité, ainsi que l’appropriation du processus d’entraînement “hors-terrain” ou en dehors du sport pratiqué fait partie de la formation du jeune sportif.

Ne payez pas quelqu’un pour compter les répétitions, hurler pour “motiver”, dire “c’est bien” et donner la gourde d’eau.

Un bon préparateur physique, un bon coach en général, donne des consignes claires, précises et concises.

Ce n’est pas un spectacle.

 

7/ Méfiez-vous s’il y a des tests physiques d’entrée ou de sélection. Veillez alors à ce que le contenu des séances avec votre enfant s’inscrit bien dans le DLTA, et non pas dans la recherche de performance sur ces tests. C’est bien la capacité de votre enfant à pratiquer un sport qui est recherchée. Les qualités physiques sont en soutien. Donc l’objectif n’est pas de faire telle performance sur tel test. Votre enfant n’est pas un “poulain” à partir duquel on peut se faire une réputation de préparateur physique. De plus une telle approche peut rapidement mener à des mauvais et dangereux choix d’exercices et de méthodes.

Si tout est fait correctement selon le DLTA, les performances physiques de votre enfant s’amélioreront, mais ce n’est pas l’objectif principal. L’objectif principal est de développer les bonnes compétences physiques, au bon âge, pour une pratique sportive au plus haut-niveau possible le plus longtemps possible.

 

8/ Le meilleur pour la fin : la phrase de vente “vous avez AB-SO-LU-MENT besoin d’un préparateur physique personnel pour que votre enfant de 12 ans arrive au plus haut-niveau. Ce n’est pas possible sans”.
Vous avez affaire à un commercial, pas un professionnel de l’entrainement. Plus d’entrainement n’est pas mieux. Un meilleur entrainement est mieux.

 

J’espère que ces quelques lignes pourront vous aider si vous êtes parent d’un jeune sportif et que vous souhaitez l’aider.

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Conseils réduction des risques de blessures – Episode 3

Nouvel épisode de conseil préparation physique :

1/ Ne sortez plus jamais sans votre bâton de massage
Si votre sport implique la saisie d’un objet (balle, raquette) ou de l’adversaire, il est probable que les douleurs aux avant-bras soient courantes.
N’hésitez donc pas à vous auto-masser les avant-bras avant les séances d’entraînement avec un baton de massage :

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Surtout avant l’utilisation de barres et haltères. Cela devrait aider à réduire ces douleurs ainsi que les risques de blessures à long terme.

2/ Souvenez vous des ninjas ou des enfants
Lorsque vous utilisez des exercices pliométriques avec emphase sur la partie excentrique, l’objectif est d’amortir l’atterrissage. Pour facilement retenir l’idée, chercher à faire comme les ninjas ou les enfants sages : on peut vous voir mais on ne doit pas vous entendre.

3/ La mobilité est N°1 chez les jeunes sportifs
Si l’on recherche le développement à long terme, l’objectif N°1 est la mobilité. Un manque de mobilité entraîne trop de compensation dans l’exécution des mouvements fondamentaux. Donc à terme l’intégration de mauvais schémas moteurs.
Le manque de mobilité de la chaîne postérieure est très fréquent. Testez cette étirement actif.

 

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Développement des qualités énergétiques chez les jeunes joueurs de sports collectifs

Le développement des qualités énergétiques et le développement à long terme de l’athlète sont des thèmes largement documentés. Cependant ces sujets n’ont reçu qu’une attention limitée lorsqu’ils ont été mis en commun.

En effet, l’intérêt pour la performance des qualités énergétiques développées, notamment aérobie, n’est plus à démontrer chez les joueurs de sports collectifs.

De même, une planification à long terme des compétences physiques nécessaires au bon développement des jeunes sportifs n’est plus remise en cause. C’est la base du modèle de Développement à long terme de l’athlète (DLTA).

C’est pourquoi une récente étude sur le développement des qualités énergétiques chez les jeunes joueurs de sports collectifs devrait intéresser entraîneurs, préparateurs physique et parents !

Ses résultats nous donne 4 points clés à retenir sur ce sujet :

1/ Développement continu

Le modèle générique du DLTA est constitué de sept stades :

Stade 1 : Enfant actif (0-6 ans)

Stade 2 : S’amuser grâce au sport (filles 6-8, garçons 6-9)
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4 conseils pour l'aspirant préparateur physique de sportifs de haut-niveau

Je reçois très régulièrement des e-mails d’étudiants ou de personnes en pleine réflexion sur une réorientation professionnelle, avec la même question : comment faire pour devenir préparateur physique de sportifs de haut-niveau ou pros ? 

Je n’imagine pas une seule seconde être le seul préparateur physique présent sur internet (blog ou réseaux sociaux) à recevoir ce type de message. J’imagine d’ailleurs à peine le nombre bien plus important d’e-mails que doivent recevoir les PP avec plus de réputation tels qu’Olivier Bolliet et Aurelien Broussal-Derval ! 

Je vais, en toute humilité, vous partager et développer un peu la réponse que je fais dans 95% des cas. Je suis encore jeune (36 ans !) et je ne pense pas avoir toute l’expérience et toutes les réponses du monde :  

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DLTA : 3 exercices pour jeunes sportifs

musculation-entrainement-preparation-physique-jeunesLe modèle de Développement à Long Terme de l’Athlète (DLTA) est un modèle de développement en sept stades, intégrant l’entraînement, la compétition et la récupération.

Il donne des recommandations sur les périodes les plus propices au développement de certaines habilités, compétences et qualités physiques.

La grande question qui revient souvent concerne le développement de la force : quand peut-on débuter le renforcement musculaire ? La musculation avec charge ? Cela ralentit-il la croissance ?

Vous trouverez quelques éléments de réponse dans cet article du site SuperPhysique, très orienté musculation en tant que SPORT.

Mais parlons plutôt du développement de la FORCE, pour un autre SPORT.

La période optimale pour l’entraînement de la force est après le pic de croissance rapide. Soit environ après 15 ans chez les filles et après 17 ans chez les garçons.

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Pourquoi enseigner les compétences générales aux enfants ? (édition 50 cent)

Le Développement à Long Terme de l’Athlète (DLTA) est une approche systémique de l’entrainement qui a pour objectif de maximiser le potentiel du participant et son implication dans des activités physiques tout le long de la vie. C’est un outil pour la performance sportive et la santé à long terme.

Un programme de développement suivant les principes de croissance et de maturation, tout spécialement au cours des premières années de l’enfant, est critique pour le développement de celui-ci.

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Troisième édition de la table ronde de l'entraînement à la performance

Troisième édition de la table ronde de l’entraînement à la performance (retrouvez la première édition ICI et la seconde ICI).

Cette nouvelle édition aborde les aspects de préparation physique pour les sportifs de grande taille (type basketball), le développement à long terme de l’athlète, la capacité à répéter les efforts explosifs et l’entraînement pendant la saison.

Simon Deschênes de Simer Performance (Québec), Stevy Farçy  (lire son blog dédié à l’entraînement en basketball (France)) et moi-même répondons aux questions de Xavier Roy.

Toujours du très bon contenu !

A LIRE : Troisième édition de la table ronde de l’entraînement sur XR Performance

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Dos en péril chez les jeunes sportifs

Une étude alarmante sur les problèmes de dos chez les jeunes sportifs a été publiée dans le Journal de Traumatologie du Sport en juin dernier. 

CETTE ETUDE porte sur les rachis lombaire chez les jeunes joueurs de rugby de haut niveau. Selon les auteurs, la pratique intensive précoce d’un sport à contraintes rachidiennes comme le rugby (il ne serait être le seul) a incontestablement un effet traumatisant avec une dégénérescence précoce. Il leur semble qu’il est nécessaire de se pencher sur ce problème dès les catégories de moins de 15 ans car les lésions découvertes ont débuté antérieurement. 

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