Qu’est-ce que l’entraînement basée sur la vélocité?
Le concept d’entraînement basé sur la vélocité (ou EBV) n’est pas nouveau et on peut retracer son origine plusieurs décennies en arrières. C’est uniquement en raison du développement de la technologie, de l’accessibilité des informations fournies par Internet et du développement des entreprises qui proposent des solutions adaptées qui a propulsé le concept et l’application son utilisation sur le devant de la scène ces dernières années.

C’est un thème déjà présenté depuis des années par des spécialistes Français du développement des qualités musculaires. Les évolutions technologiques ont étés particulièrement rapides. Elles suivent tout simplement cette de l’informatique. Imaginez que nos téléphones, dans nos mains, sont bien plus puissant que les ordinateurs portables d’y il a quelques années….et bien plus encore que les premiers ordinateurs grand comme un pièce d’appartement. De ce fait, les utilisations et les applications se sont multipliées.

Pour l’entraînement basé sur la vitesse, nous sommes témoins des mêmes évolutions rapides. D’abord gros comme un réfrigérateur, puis comme une brique, maintenant le matériel tient dans la main.

Depuis plus de deux ans j’utilise la technologie d’un accéléromètre portable (le PUSH Band) pour mesurer la vitesse de déplacement pendant un exercice. Ceci aussi bien avec des sportifs professionnels, de haut-niveau, que des pratiquants amateurs ou santé.

L’entraînement en de force fait partie intégrante d’une approche globale de l’entraînement en vue d’améliorer les performances sportives.
Traditionnellement, l’augmentation de la force résulte de deux grandes adaptations / mécanismes : facteurs nerveux ou facteurs structurels. De ce fait ces adaptations nécessitent de sélectionner des méthodes et exercices favorisants les adaptations souhaitées.

Historiquement, cela donne lieu à deux méthodes de prescription des résistances/charges utilisées. L’une est le maximum de répétition (RM) selon laquelle un exercice peut être prescrit sous forme, par exemple, de trois séries de 8-10RM (3×8-10RM). L’autre est la méthode du pourcentage 1RM, selon laquelle l’exercice est prescrit dans pourcentage tel 3×5 @ 80% 1RM.
La méthode d’effort ou de notation d’effort perçu (RPE – Rate of Perceveid Exertion), dans lequel la difficulté de l’effort estimée par le pratiquant, est également prise en compte pour indiquer au pratiquant les sensations attendues.

Cependant, un concept différent d’entraînement en force est apparu récemment. Ce concept est basé sur des mesures de vitesse pendant l’entraînement. Une vitesse, ou zone de vitesse), permettant des adaptations spécifiques. La prescription se fait alors sur une vitesse, par exemple, 3-5 reps @0.5 m/s.

Comme indiqué précédemment, mesurer la vitesse pendant l’entraînement des qualités musculaires n’est pas nouveau. Beaucoup de données existaient déjà pour illustrer le fait que des niveaux de vitesse ou de puissance plus élevés avec des charges identiques distinguent clairement les athlètes de rang supérieur. Mais auparavant, il était limité à athlètes d’élite et pour un nombre d’exercices limités en raison du coût et du manque de portabilité.

Les entraîneurs et les athlètes doivent comprendre un certain nombre de choses avant de se lancer dans l’entraînement basé sur la vitesse/vélocité. C’est cette expérience de mon utilisation du Push Band que je compte vous proposer au cours de différents articles sur blog. Face à la quantité de donnée fournies, d’informations et d’applications pratiques, il est possible pour les entraîneurs et préparateurs physiques d’être rapidement submergés.
Notez que les termes “vitesse” et “vélocité” seront utilisés tant ils semblent interchangeables lorsqu’il s’agit de parler avec sportifs et préparateurs physiques de cette approche de l’entraînement de la force.