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Étirements et performance sportive

Pendant de nombreuses années les étirements prenaient place lors de l’échauffement.

Après quelques tours de terrain c’était le moment des étirements au sol, longs et statiques. La raison principale à cela : le coach l’imposait et, soyons honnêtes, le seul argument en faveur de cette obligation était qu’il était le coach. La science était mise de coté.

Mais quels sont les mécanismes et les effets de l’étirement ? Existe-t-il différents types d’étirement et quels sont les facteurs les limitant ?

Pour comprendre l’étirement du muscle il faut s’intéresser à la composition, la myologie et au fonctionnement du muscle, la physiologie musculaire.

Il faut donc comprendre que l’étirement ne concerne pas toutes les composantes du muscle (tendon, enveloppe et fibres en elles même) de la même manière. En effet, un étirement actif et un étirement passif n’ont pas le même fonctionnement.

Les mécanismes et effets des différents types d’étirements ont fait l’objet de nombreuses recherches. Notamment pour évaluer sa place dans l’échauffement, l’entrainement et ses effets sur la performance.

Ainsi, pour l’échauffement c’est du côté des étirements actifs/dynamiques que penchent les études.

Les étirements statiques ne sembleraient pas à conseiller pour améliorer la performance? Cette conception est néanmoins à prendre avec précaution.

En effet, elle ne prendrait en compte que les étirements préalables à la performance. Car tout d’abord nous savons que le développement de la mobilité articulaire (ROM), la flexibilité, a un effet positif sur la force et la puissance.

Ensuite, le sport, d’autant plus celui de haut-niveau, provoque une sur-utilisation, et donc un renforcement-raccourcissement, de certains muscles provoquant des déséquilibres musculaires sur les articulations.

Un travail de mobilité ciblé peut s’inscrire dans un programme visant la prévention des blessures en rétablissant des postures correctes. Mais également lorsque la mobilité n’est pas suffisante pour l’activité.

La place des étirements dans l’entrainement et le type d’étirement va donc dépendre de l’objectif visé. Pour simplifier, les étirements dynamiques pourraient prendre place lors de l’échauffement alors que les étirements statiques rempliraient un rôle dans la récupération et la prévention. De ce fait, ils doivent être placés en fin de séance ou faire l’objet d’une séance à part entière.

Le fait est que sur ce sujet les connaissances scientifiques, donc les méthodes, progressent.
Vous ne pouvez plus vous permettre d’utiliser une approche vieille de 30 ans…
Les étirements passifs semblent donc être à prendre avec précaution à présent.

Références :
– Fiche Savoir-sport.org – Entraîner la flexibilité en plus de la puissance permet de sauter plus haut
– Fiche Savoir-sport.org – Entraîner la flexibilité augmente la force
– Fiche Savoir-sport.org – Les étirements dynamiques améliorent les performances musculaires
– Fiche Savoir-sport.org – Les étirements dynamiques pré-sprint ont plus d’effets que les étirements statiques pré-sprint sur la performance au sprint de 50 mètres
– Fiche Savoir-sport.org – Les étirements statiques sont préjudiciables à la performance
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