Avec l’arrivée de pelouses artificielles dans des clubs de première division de football, la France découvre cette surface de jeu.

Aux États-Unis, cela fait pourtant de nombreuses années que des compétitions (football américain, soccer, baseball) ont lieu sur ce type de surface, ceci du lycée à l’université. Faisant naitre des choses incroyables dans l’imagination de certains responsables universitaires. Le ‘Blue Turf” des Boise State Broncos en football américain universitaire en est un des plus célèbres exemples.

Cette nouveauté, pour la France, a provoqué des débats parfois vifs dans les médias : surface rapide ou surface lente ?

Joueurs et entraineurs s’accordent généralement sur la rapidité de cette surface.
Mais ceci a-t-il été vérifié sérieusement ?

Une étude a justement cherchée à déterminer l’impact de l’herbe naturelle et synthétique sur la vitesse.

Cette étude portait sur la vitesse pour deux tests : sprint (40 yards) et agilité / changement de direction (pro-agility).
Pour cela, 24 joueurs de football américain de 2ème division universitaire ont été évalués sur les deux surfaces.

Les conclusions des auteurs sont qu’il n’y a pas de différence en terme de sprint, vitesse en ligne droite.
En revanche, l’herbe synthétique semblerait plus rapide pour les changements de direction (-0,10 secondes).

Ces résultats sembleraient confirmer les impressions des joueurs et entraineurs, surtout pour les sports nécessitant de nombreux changements de direction pendant les rencontres.

Source : Gains, GL, Swedenhjelm, AN, Mayhew, JL, Bird, HM, and Houser, JJ. Comparison of speed and agility performance of college football players on field turf and natural grass. J Strength Cond Res 24(10): 2613-2617, 2010