La PPG est morte, vive la préparation physique !

Le débat récent sur le blog de Rudy Coia initié par mon article sur le Crossfit a fait ressurgir un terme de moins en moins utilisé en préparation physique. Celui de la PPG, la préparation physique générale.
Lors d’une de mes réponses aux commentaires sur le blog de Rudy, je partageais l’idée que le terme de PPG n’était plus judicieux car il ne correspondait pas avec les demandes et les contraintes de sports de compétition.
Ce “débat” m’a fait penser à de récentes lectures et discussions sur ce sujet et son évolution.

Deux articles, tout d’abord, rédigés par le préparateur physique Canadien Xavier Roy. Le premier au sujet de sa visite à l’Université Laval pour rencontrer Raymond Veillette (une référence au Canada et bien au-delà) et le second “Se préparer pour ou faire comme ?”.

Le débat, enfin, est celui qui s’est tenu au cours d’une table ronde lors d’une édition des entretiens de l’INSEP sur le thème « Variations et interrogations autour de quelques concepts ». Notamment des propos tenus par Fred Aubert et Jean-Claude Perrin. Ceux-ci en venaient à la conclusion que la PPG était une notion du siècle passé (au sens propre).

Le propos que je tiens, est que la PPG est inefficace lorsque l’on poursuit des objectifs et que dès le début la préparation doit être orientée vers ces objectifs. Développer des qualités physiques de manière générale ne permet pas de développer de manière efficace et optimale celles nécessaires pour la performance.
Déjà Tschiene (1976) expliquait finalement l’apparition de la barrière de la vitesse par une spécialisation trop précoce et, plus tard, par un volume de travail général de mise en condition physique trop grand.

Cela veut-il dire que l’on ne doit pas du tout travailler certaines qualités physiques ? Je n’irai pas jusque là. Mais, en tout cas, de rester sur des stimuli adéquats permettant, à minima, leur développement et/ou leur maintien.

Que faire lors du premier cycle d’entraînement alors ?
C’est justement le meilleur moment pour penser à VOUS. Car, plus les semaines passent, moins il sera question de VOUS, mais plutôt de l’EQUIPE et des besoins du GROUPE en vue de la COMPETITION.

Pensez à MOI ?
Oui, pensez à vous !
Vous avez certainement des points faibles limitant votre performance. Vous avez peut-être une blessure chronique dont vous souhaitez venir à bout.
Peut-être projetez-vous de changer de poste de jeu et devez pour cela prendre de la masse musculaire ou perdre du poids ?
Vous manquez de vitesse ? Quel est votre problème ? Votre niveau de force, votre explosivité ou les aspects techniques ?
Si vous avez du mal à finir les rencontres avec autant d’intensité, vous avez éventuellement un retard sur l’équipe au niveau des qualités énergétiques.

Vous l’aurez compris, cette période est le moment où la préparation physique doit être la plus individualisée selon vos besoins et objectifs.

Avec le faible temps dont disposent les équipes entre la reprise des entraînements et le début de la saison, n’attendez pas que la préparation physique réalisée à cette période soit autre chose que de la préparation spécifique en fonction des lacunes physiques du groupe telles qu’elles ont été identifiées. Mais il n’est déjà plus uniquement question de vous à ce moment. Sauf si vous avez 3 préparateurs physiques dans votre équipe. C’est votre cas, n’est-ce pas ?

Si vous n’êtes pas performant, devinez qui va se retrouver sur la touche ? VOUS !