Les mécanismes de la fatigue : partie 4, fatigue nerveuse et conclusion

Dernière partie de cette série sur la fatigue.
Après une introduction sur les mécanisme de la fatigue, je vous ai présenté dans les posts précédents les fatigues respiratoire et musculaire localisée.

Cette 4ème partie est consacrée à la fatigue nerveuse.

La fatigue nerveuse est certainement la fatigue que vous connaissez le moins. Être à bout de souffle ou les muscles brûlants sont des sensations que nous connaissons certainement  tous pour les avoir vécues. Cependant, il est très probable que vous ayez également déjà connu la fatigue nerveuse.

La fatigue nerveuse va s’exprimer par l’incapacité pour le système nerveux centrale (SNC) à activer suffisamment les muscles pour produire un niveau de force élevé. Ainsi, lorsque la fatigue s’installe (respiratoire ou musculaire), il va falloir un travail du SNC dans une proportion plus grande que sa capacité maximale, pour maintenir le même niveau de force.
Lorsque la capacité maximale du SNC est atteinte il vous est impossible de maintenir le niveau de force.
Tout l’intérêt pour vous est d’optimiser la capacité du SNC à activer les muscles, si bien que chaque action sur le terrain puisse être réalisée à une intensité relative plus faible.

La fatigue nerveuse va s’exprimer également par une dégradation du comportement “élastique” reflexe du muscle et dans les changements dans la capacité de la commande nerveuse du SNC à atteindre et dans la vitesse de celle-ci.

 

Résumons : 

Vous savez donc à présent que la fatigue à de multiples mécanismes et chacun, à sa manière, diminue votre performance.

Ainsi, il apparaît qu’en fonction de votre sport et de votre profil, vous ne devez pas concentrer votre entrainement sur un seul facteur si vous voulez être capable de maintenir ou répéter les efforts et les performances.

Cela ne peux pas être de juste faire du “cardio” (du quoi ???) ! Vous savez, ce trop souvent long et lent effort vers nulle part…