A LIRE :

Limiter l’amplitude d'un exercice de musculation : 3 situations

En général il est plutôt conseillé d’effectuer les mouvements de musculation dans toute leur amplitude. Ceci permet de développer les muscles sollicités de manière harmonieuse mais également d’explorer et d’entretenir toute l’amplitude articulaire.

Mais dans certains cas il est utile de limiter l’amplitude du mouvement. Pour certains sports ou sportifs avec lesquels je travaille c’est particulièrement judicieux. Exemple avec trois situations.

Cibler certains muscles
Lorsque vous réalisez un mouvement polyarticulaire, plusieurs muscles sont sollicités. Mais ils ne le sont pas de manière égale tout au long de l’exécution du mouvement. En fonction de l’angle où vous vous situez, certains muscles sont plus actifs que d’autres. De ce fait, lorsque vous limitez l’amplitude d’exécution vous savez que vous sollicitez précisément certains muscles. Enfin, c’est aussi un procédé utile lorsque vous faites face à des difficultés sur une partie bien précise du mouvement.

Celle-ci est généralement utilisée lorsque l’objectif est de se perfectionner sur certains mouvements bien précis. Le développé couché par exemple.
Ne travaillant pas avec des compétiteurs de force athlétique, je ne n’utilise généralement pas cette technique dans cet objectif avec les sportifs que je prépare.

Sportifs blessés
Lorsque la blessure arrive, il est facile de rapidement conclure que l’on ne peut plus rien faire, notamment en musculation. Si vous êtes encore sportif, vous savez qu’un blessé subi deux traumatismes : celui de la blessure (logique) et celui de l’isolement du groupe avec lequel il ne peut plus s’entrainer normalement.
Avec un peu d’ingéniosité et une connaissance des pathologies il est parfois possible de proposer certains exercices modifiés. Ceci sans remplacer le travail d’un kiné, en se plaçant en complément de celui-ci. Ou dans certain cas, de continuer à travailler autant que possible lorsque la blessure nécessiterait un arrêt temporaire du sportif et que ce n’est tout simplement pas le bon moment (surtout si c’est le meilleur joueur de l’équipe).
Enfin ce procédé est particulièrement intéressant en phase de réathlétisation pour permettre un retour progressif vers un geste complet.

Protéger l’articulation
Il y a des sports qui sollicitent certaines articulations de manière très importe. Il suffit de regarder la liste des blessés dans les sports pros. Jetez un œil à celle de votre sport pour savoir lesquelles. Hormis les blessures sur contact, tous les sports sont concernés par les pathologies de sur-utilisation. Il est donc logique pour moi de chercher à éviter d’ajouter du stress supplémentaire sur les articulations, tendons et autres tissus déjà bien sollicités la le sport en lui-même.

Comment faire ?
Il existe beaucoup de possibilités. Le matériel à disposition et la sécurité sont les seules limites à l’imagination.
Personnellement je préfère utiliser la cage ou rack à squat à cet effet en réglant les sécurité selon mon objectif. J’ai le sentiment que la sécurité est ici maximale. Un impératif pour moi, notamment avec les sportifs blessés.
Je travaille régulièrement avec des sportifs présentant des pathologies d’épaules et des sportifs de lancés. Pour ces sportifs, protéger l’épaule est l’objectif N°1, même lorsque l’on cherche à améliorer ses qualités musculaires. C’est pourquoi, lorsque je souhaite leur proposer du développé couché, j’utilise une version modifiée pour m’assurer de ne pas aller dans les amplitudes susceptibles d’être agressives pour l’épaule, les tendons et autres tissus.
Voici en exemple ci-dessous une vidéo de l’exercice avec Maxime Desmaison, quaterback des Corsaires d’Evry.

Chaque publication, dans votre boîte de réception. Pas de spam, jamais. Promis.