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Mission : exprimer votre potentiel

Préparer un sportif doit toujours avec la même philosophie, peu importe son sport.
C’est à dire développer des qualités physiques pour lui permettre d’exprimer son potentiel en compétition.

Parmi les méthodes de préparation physique, la préparation physique intégrée est à la mode pour arriver à cet objectif.
Il est vrai que cette méthode , peut sembler judicieuse d’autant qu’elle est plaisante pour les sportifs car “ludique”.
J’ai d’ailleurs eu la question par un sportif : “Il n’y a pas de séances spécifiques ?”
Traduire par : “Il n’y a pas de situations de jeu (intégrées, fun) ?”

Cependant, si la préparation physique intégrée peut se montrer plaisante, elle peut également être critiquable.

L’image que les sportifs et les entraîneurs ont de la préparation physique est très diverse.
Certains sportifs attendent avec impatience ces efforts qui vous “construisent” physiquement et mentalement pour la compétition.
Pour ces adeptes du “ce qui ne te tue pas te rend plus fort”, plus ça fait mal, mieux c’est !
Malheureusement, cette philosophie presque “masochiste” ne tient pas la route sur le long terme d’un point de vue physiologique (voir pourquoi ICI).
A l’inverse, d’autres espèrent que leur préparation physique reproduise les situations de compétition (sous forme de situations jouées, c’est à dire intégrées).

Des études ont en effet mis en avant des sollicitations physiques intéressantes lors de situations intégrées pour le handball et le football (études ICI et ICI). Ceci semble indiquer que certaines situations peuvent être une alternative, bien que fonction des modalités (lire CECI). Même si celles-ci sont intimement liées aux capacités technico-tactiques du joueur (économie d’énergie) et restent sur le fond de l’entrainement intermittent.
Cependant, si la préparation physique est un « ensemble organisé et hiérarchisé des procédures d’entraînement qui visent au développement et à l’utilisation des qualités physiques du sportif » (M. Pradet, 1991), il est facile de comprendre qu’il n’y a pas méthode pour développer la vitesse ou la force spécifique au basketball par exemple. Mais plutôt une sélection judicieuse des méthodes de développement de ses qualités nécessaires pour le basketball et une adaptation des situations aux spécificités des joueurs.
A l’exemple de la médecine et la chirurgie particulièrement. Pour laquelle il n’y a pas de spécialiste du genou du footballeur, mais plutôt des spécialistes du genou du sportif.

Enfin, Frédéric Aubert (INSEP- Actuel préparateur de l’Équipe de France féminine de Basketball) revient souvent sur le concept de préparation physique intégrée,  ce qu’il présente comme une escroquerie méthodologique.
Pour reprendre ses mots : “on ne s’améliore pas A, en faisant COMME.”
Un sportif en compétition exprime ses qualités physiques à travers des aspects technico-tactiques et sollicite ses qualités physiques par la nature de la situation.
Autrement dit, être “spécifique” dans une préparation physique c’est adapter les méthodes d’entrainement afin de développer les qualités physiques nécessaires au sport pour que le sportif puisse les exprimer en compétition.

C’est pourquoi ce sont des principes communs qui guident mes choix dans tous les services de préparation physique de Performance Athlétique.
Ainsi, le développement de l’explosivité ou de la force musculaire au travers d’organisations différentes (Programme PerformanceSuivi à distance) et pour des sports différents (Football Américain – VTT Trial) par exemple, va répondre à des principes de bases.
Mais la sélection des méthodes et leurs applications vont elles êtres différentes.
C’est bien ça être spécifique.

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