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Musculation : suivez-vous le bon programme ?

Internet est formidable.
Grâce à cet outil, vous pouvez trouver de nombreuses informations et des réponses à vos questions.
Cependant, beaucoup des réponses et des informations qu’il est possible de trouver sont confuses ou inadaptées.

L’exemple type est celui des forums où, à une question posée, vous obtenez 10 réponses vous indiquant tout et son contraire.
Copier les séances de la communauté des bodybuilders ou de la force athlétique ne vous permettra pas de développer les qualités musculaires nécessaires à la performance dans votre sport. Ceci pour la simple raison que le bodybuilding et la force athlétique sont des sports (si, si!) et que leur utilisation de la musculation, méthodes et exercices, correspond à leurs besoins. Pas aux vôtres.

Cela vous est-il utile dans votre sport ?

L’autre exemple est celui du programme déjà tout fait que l’on trouve partout sur internet. Dans les sports américains, le classique est d’aller chercher des programmes de musculation d’universités ou même d’équipes pro. Je suis le premier à comprendre cette idée. Mais qu’avez-vous en commun avec un étudiant athlète de D1 universitaire ou un joueur pro qui dispose déjà d’une expérience de plusieurs années d’entraînement, d’un planning aménagé afin de pouvoir s’entraîner 2 fois par jour et d’un programme totalement individualisé ?

Ma réponse : même si vous n’avez pas toujours une structure sportive autour de vous et des facilités pour trouver des créneaux d’entrainement, vous avez en revanche beaucoup plus en commun que ce que vous pensez.

– vous voulez être performant.

– vous d’un emplois du temps complexe.

– vous êtes unique, avec vos propres lacunes et votre propre passif de blessures et douleurs.

Car en effet, que vous le vouliez ou non, nous sommes tous “en morceaux”. Du sportif de haut-niveau au “week-end warrior”, nous avons tous des douleurs, des pathologies ou des blessures liées à notre pratique sportive.

– 79% des pitchers pro au baseball ont une épaule au bourrelet glénoïdien anormal (Miniaci et coll – 2002).

– Environ 30% de la population présente des déchirures partielles de la coiffe de rotateurs de l’épaule (exemple Frederickson et coll 2009).

– 50% de la population globale présenterait une anormalité au niveau d’un disque vertébral, alors que parfois aucune douleur n’est à signaler (pour l’instant ! – Jensen et coll 1994).

– 29% des jeunes basketteurs présentent une tendinite au tendon rotulien à l’examen par imagerie médicale alors que seulement 7% en signalent les symptômes (Cook et coll 2000).

La conclusion est simple. Les sportifs obtenant de bons résultats sportifs sur le long terme sont ceux qui comprennent l’importance de gérer toutes ces particularités et pathologies. C’est une des grandes évolutions et l’orientation de la préparation physique : l’individualisation et la personnalisation des programmes d’entraînement.

La musculation ne serait y échapper.

Prendre son programme sur internet ou prendre celui-ci de votre coéquipier est peut-être tout simplement la raison pour laquelle vous ne progresser plus. Pire. C’est peut-être la raison pour laquelle vous êtes si souvent blessé.

Sauf bien sûr si, par hasard, vous pratiquez le même sport, au même poste de jeu, que vous avez le même âge, que vous avez la même expérience de l’entraînement, que vous avez les mêmes objectifs sportifs, que vous avez le même planning journalier, que vous avez le même planning hebdomadaire, que vous avez eu (ou que vous avez) les mêmes blessures et que vous avez les mêmes défauts/lacunes à corriger…

Autant être honnête : vous avez plus de chance en jouant à l’euro-million !

Chaque programme est unique !

 

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