On s’échauffe ?

L’échauffement a pour objectif de préparer l’athlète à l’entrainement ou une compétition.

On confond depuis longtemps les concepts de développement de l’amplitude articulaire (ROM) et l’échauffement.

Même si la mobilité articulaire est importante pour la prévention des blessures sur le long terme, le travail de mobilité en statique n’est pas utile et peut même être contreproductif.

Un peu de bon sens. Posons-nous quelques questions :

– Un athlète peut-il se préparer à courir ou sauter en restant statique ?

– Un athlète peut-il se préparer à être rapide en se déplaçant lentement voir pas du tout ?

-Un athlète peut-il se préparer à courir ou sauter en étant assis ou allongé ?

Si vous avez répondu NON a chacune de ses questions, il est temps d’actualiser votre mode d’échauffement.

Comment faire ?

1) Gainage/isométrie

Oui, en échauffement. Une contraction isométrique de 6+ secondes nous permet un meilleur recrutement des fibres (+ 5%).

2) Jeux de pieds

Utilisés à l’entrainement pour développer la motricité, l’utilisation d’exercices de « pieds » peut se révéler utile lors de l’échauffement. Premièrement ils vont augmenter la température corporelle. Ils vont également solliciter les articulations de la cheville et du genou. Enfin, ces efforts très dynamiques vont provoquer l’éveil du système nerveux.

3) Étirements dynamiques

Ils vont permettre de mobiliser les articulations et les muscles. Ceci dans une amplitude la plus grande possible. De plus ils vont réveiller les sensations proprioceptives au niveau des muscles et des articulations.

4) Du mouvement !

Général puis spécifique. Lent puis rapide. Linéaire puis multidirectionnel. Sans puis avec ballon/raquette.

Cette routine dure entre 20 et 30 minutes.

Et vous, comment vous échauffez-vous ?