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Prévention des blessures: la proprioception.

Pour le prévention des blessures chez les sportifs, le travail de proprioception est un des outils disponibles.

En physiologie, la proprioception désigne l’ensemble des récepteurs, voies et centres nerveux impliqués dans la perception, consciente ou non, de la position relative des parties du corps (Sherrington, 1906 ; Delmas, 1981).

Des capteurs sont présents dans toutes les parties du corps. Ils renseignent le cerveau de façon consciente ou inconsciente.
Les mécanismes inconscients de la proprioception interviennent dans les adaptations rapides : contrôle de la contraction musculaire et de la station debout (équilibre). Les mécanismes conscients sont impliqués dans le sens de la position du corps dans l’espace et de la position de différents segments de membres les uns par rapport aux autres : position et mouvement des articulations, sensations liées a l’activité motrice ainsi que la perception de l’orientation du corps et de ses différents segments. Vous comprenez donc toute son importance pour la prévention des blessures.

Ces capteurs sont placés dans les muscles et tendons. Ils donnent des informations sur l’étirement et la contraction de ceux-ci.Au niveau des articulations ils renseignent sur les angles et le mouvement de l’articulation.

Au niveau de la tête, ils sont responsables des informations relatives au placement de la tête et des mouvements de celle-ci.

Enfin, la vision permet également d’apprécier le placement et le mouvement du corps par rapport aux points fixes environnants.

La proprioception peut s’apprécier en isolant une articulation (ex : cheville) ou un membre (ex : jambe). Ou bien en considérant le corps dans son ensemble (ex : équilibre).

La proprioception peut s’apprécier de façon « statique » ou de façon plus «dynamique ». Dans ce cas on parle plus de kinesthésie.

Quelle est l’utilisation de la proprioception dans la préparation physique et notamment la prévention des blessures ?

Après blessure, le kinésithérapeute (thérapeute du mouvement) ré-habilite le sportif au mouvement. Il redonne à l’articulation, au membre ou au corps entier les capacités fonctionnelles du mouvement. C’est-à-dire qu’il va redonner mobilité articulaire, tonicité musculaire et sensations proprioceptives.

Le préparateur physique n’est ni kinésithérapeute ni médecin, mais il doit connaître un maximum des méthodes utilisées par ces derniers.

On parle alors de prévention des blessures ou de pré-habilitation. L’objectif étant de préparé le corps à conserver les capacités fonctionnelles de l’articulation ou des membres visés.

En effet, de nombreuses blessures arrivent lorsque ces limites sont dépassées. L’activité sportive sollicitant souvent le corps jusqu’à ses limites.

Prenons un exemple, celui de la cheville et l’entorse. L’entorse apparaît lorsque le pied a subi une flexion au delà des limites de l’articulation.

L’objectif de la pré-habilitation, ou prévention des blessures, va être de développer les sensations proprioceptives de l’articulation et la tonicité des muscles de la cheville. Ceci, pour que le cerveau soit informé par les capteurs lorsque la flexion devient anormale et contracte ainsi les muscles de la cheville. Cette contraction « réflexe » a pour but de conserver la flexion du pied dans les limites anatomiques et d’empêcher l’entorse.

C’est typiquement le travail sur plateau de Freeman ou sur coussin.

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