Prévention : le cou

Un programme est conçu spécialement pour les sportifs de compétitions et a pour objectif la réduction des blessures, l’amélioration de la puissance et de l’explosivité ainsi que le développement de la force musculaire et l’optimisation de la récupération.

Des préoccupations souvent loin de celles des adhérents des salles de remise en forme. Il comprend donc de nombreux exercices sortant des “classiques” des salles de musculation, c’est-à-dire biceps, pectoraux, leg extension et presse à cuisse : des exercices pouvant se montrer d’une faible efficacité ou dangereux pour la santé (voir articles sur le “leg extension” et sur les “mauvaises habitudes dans les salles de remise en forme“).

Toutefois, l’exercice qui suscite le plus de questions est celle d’un exercice de renforcement des muscles du cou.

C’est un aspect souvent négligé mais pourtant majeur de la réduction des blessures dans les sports de contacts, voici pourquoi…

Le cou est une zone anatomique stratégique du corps du sportif car composée des vertèbres cervicales et le support de la tête. Les cervicales sont les vertèbres les plus mobiles et les plus fines, donc les plus fragiles.

Dans de nombreux sports, le pratiquant va subir des impacts ou des pressions sur cette zone ou directement sur la tête. Ceci peut avoir pour conséquence des pathologies ou des traumatismes particulièrement graves.

Afin de réduire les risques de blessures il est possible de mettre en place quelques exercices simples et brefs, mais qui peuvent éviter le pire.

Pendant de nombreuses années le renforcement musculaire des muscles du cou observait le même principe que pour le reste du corps, à savoir des exercices concentriques de flexions, d’extensions et d’inclinaisons du cou.

Cependant, souvenons nous que ce type de travail est en réalité dangereux pour la santé et qu’il convient donc d’observer les mêmes précautions que lorsque l’on travaille la sangle abdominale. Comme vous le savez, les récentes études remettent largement en cause les vieilles habitudes. Sinon, liez CECI.

Ainsi, vous pouvez opter pour un approche moins traumatisante avec un travail en isométrie. Si le nom change, le principe est le même que pour le renforcement de la sangle abdominale lorsque l’on parle de gainage. Il s’agit de renforcer la capacité des muscles à conserver la position naturelle et saine du rachis.

La mise en place est simple : à l’aide d’une serviette, un partenaire d’entrainement applique successivement une pression sur les 4 faces de la boite crânienne (arrière, droite, face et gauche). La force appliqué va être continue et une durée de 10 secondes environ est généralement recommandée. Vous pouvez ensuite répéter l’exercice sur plusieurs séries.