Prévention : l’épaule (partie 1)

L’épaule est une articulation complexe. Dans les prochaines lignes nous porterons notre attention uniquement sur les problèmes rencontrés par les lanceurs, pitchers, pratiquants de sports de raquettes, volleyeurs et handballeurs entre autres.

Au court de leurs carrières sportives il n’est pas rare que ces sportifs développent des pathologies liées à la répétition d’un mouvement assez similaire. Pathologie sur l’articulation en elle-même, les muscles, ou par compensation au niveau du coude notamment. Voici donc quelques conseils, qui sont loin d’être exhaustifs, mais qui devraient permettre de réduire les blessures.

Tout d’abord s’assurer de l’équilibre musculaire général de l’articulation. L’épaule est un type articulation assez mobile lorsque les muscles responsables d’assurer son maintient ne sont pas efficaces. Dans ce cas, on va généralement constater un déséquilibre en faveur des muscles antérieurs, pectoraux particulièrement, sur ceux dits postérieurs. Ceci va être particulièrement visible au niveau de la posture avec les épaules vers l’avant.

Dans cette situation, l’articulation ne va pas fonctionner correctement et le pratiquant peut développer des problèmes sur les surfaces articulaires, les tendons, les muscles postérieurs (conflit coiffe des rotateurs). Cette situation peut être le résultat du programme de musculation. Dans ce cas il convient d’équilibrer le programme entre les deux groupes musculaires.

Exemple :


Mais ce problème va également être causé par le mouvement de lancer en lui-même. La répétition du geste sportif va provoquer un renforcement des muscles sollicités, muscles antérieurs, mais aussi une diminution de l’élasticité de ceux-ci. Puis à terme de leurs longueurs. Dès lors il convient d’étirer les muscles pour leur permettre de retrouver une longueur satisfaisante.

Ce problème de raccourcissement va également toucher la coiffe des rotateurs qui sont eux aussi fortement sollicités. Il n’est pas rare de constater chez les pratiquants un déficit de rotation interne en faveur de la rotation externe (le GIRD). L’un des objectifs va donc être de surveiller ce déficit.


Car convient également de noter que cette problématique liée au raccourcissement de certains muscles revêt une importance particulière dans un souci d’amplitude articulaire et donc d’efficacité.