Que pouvez vous attendre de vos séances de réathlétisation ?

De plus en plus de sportifs frappent à la porte de notre centre d’entraînement pour nous confier leur entraînement suite à une blessure.

Plus communément, cette phase prend le nom de réathlétisation. C’est-à-dire qu’elle suit la période de soins/rééducation réalisée avec votre kiné, pous vous faire retrouver l’entraînement puis la compétition à nouveau en pleine possession de vos moyens.

C’est dommage que beaucoup de ces sportifs n’aient pas suivi de programme de préparation physique avant leur blessure. Nous croyons fortement que l’objectif N°1 du préparateur physique est de réduire les risques de blessures à l’entraînement et en compétition. C’est pourquoi nos programme d’entraînement sont conçus dans ce sens pour tous les athlètes.

Afin de mieux vous permettre de comprendre ce que comportent les séances de réathlétisation , je vous propose de vous en faire une présentation :

1 – Réathlétisation, pas soins/réeducation

C’est un point crucial. En cas de blessure, le préparateur physique ne remplace pas le professionnel de santé. Si nous sommes en mesure de gérer l’entraînement d’une douleur ou blessure légère pendant la saison, les soins avant ou pendant le travail de réathlétisation sont incontournables lorsque la blessure est sérieuse. Et pour le savoir, il vous faut consulter.

Vous êtes certainement comme beaucoup de sportifs et vous ne voulez que rarement vous arrêter complètement malgré une douleur/blessure. C’est pourquoi nous procédons à un bilan médical et une évaluation fonctionnelle de 45 minutes lors de l’inscription dans notre centre d’entrainement. Ceci permet d’être certain qu’il n’y a pas de risque supplémentaire pour votre santé et de savoir jusqu’où aller dans le programme d’entraînement personnalisé. Pour résumer, cela valide la possibilité de débuter la réathlétisation.

C’est bon, vous pouvez commencer l’entrainement !

2 – Entraînement fonctionnel

Pardon ? Pour commencer, l’entraînement fonctionnel n’est pas faire des jongles sur un Bosu en fermant les yeux ou faire des squats sur un ballon stabilisateur. Ça, c’est de l’entraînement dangereux.

L’entraînement fonctionnel c’est entraîner le corps dans des mouvements naturels, pas des muscles. L’entraînement fonctionnel va s’appliquer à partir d’une observation de votre manière de bouger, d’exécuter des gestes dits primaires (accroupissement ou flexion sur une seule jambe par exemple). Car un corps en bonne santé devrait être capable, sans douleur, de réaliser toute une série de mouvements dits primaires qui sollicitent votre équilibre et votre mobilité. C’est ce que l’on peut appeler un entraînement des compétences fondamentales.

Cet entraînement fonctionnel est souvent déjà commencé par votre kiné.

Ainsi, lors des séances réalisées dans notre centre, nous poursuivons ce travail “fonctionnel” afin de vous emmener vers un entraînement des compétences de performance.

pyramide entrainement

3 – Entraînement performance

Dans cette partie du programme de réathlétisation, l’objectif n’est pas l’entraînement d’un sport, mais l’entraînement des compétences nécessaires à la performance dans tous les sports : sauter, changer de direction, atterrir, pousser, tirer ou lancer par exemple.

En un sens cela reprend une progression identique, mais plus rapide, que celle du développement à long terme de l’athlète.

Nous allons chercher à produire une force progressivement plus importante, à être de plus en plus explosif et à être capable de tenir des efforts physiques plus importants.

Pour la vitesse, un travail de coordination et d’appuis est aussi généralement mis en place. 

L’objectif est d’être capable de continuer à bouger bien, puis plus fort ou plus vite, et plus longtemps.

4 – Un bon programme de réathlétisation est… Un bon programme.

Comme pour la réduction des risques de blessures, il n’y a pas d’exercice magique. C’est bien l’ensemble du programme du début à la fin qui va favoriser le retour à la compétition dans de bonnes conditions. Beaucoup de nos sportifs sont également légèrement blessés toute l’année (comme vous peut-être). Ainsi la frontière entre entraînement performance et réathlétisation n’est plus tout à fait claire.

Prenons l’exemple des entorses de chevilles et comment cela est pris en compte dans la séance :

Auto massage – facia plantaire, mollet, fessiers

Activation – mobilité de cheville, renforcement muscles stabilisateurs cheville et hanche

Vitesse – mécaniques de décélération (action des jambes, base au sol, placement du pied)

Explosivité – technique de réception (capacité à absorber le contact au sol)

Force – préférences à des exercices unilatéraux

Qualités énergétiques – capacité à maintenir les efforts

Ceci n’est pas LE programme ou LA séance. Mais fait partie intégrante de la séance. C’est ainsi pour toutes les blessures courantes : cheville, genou, pubalgie, dos, épaule.

J’espère que cette description des séances de réathlétisation aura répondu à certaines des questions que vous vous posez.