Archives par étiquette : musculation

Entrainement basé sur la vitesse : différences entre la vitesse moyenne et maximale

La plupart des appareils d’entrainement basés sur la vitesse permettent principalement a deux mesures de vitesse / puissance : moyenne (“Avg”) et maximale (ou de pointe – “Peak”).

Chez PUSH, ces deux mesures sont présentées sous forme de barres verticales superposées et de couleurs différents.

La vitesse moyenne mesure la vitesse sur toute la portion de concentrique de la répétition. La vitesse maximale est la vitesse la plus élevée dans une partie quelconque de 5 ms de cette répétition.

La vitesse moyenne est fortement liée à un % 1RM donné pour un individu dans les principaux exercices de force et la meilleure mesure de vitesse à surveiller pour ces exercices.

La vitesse de pointe est plus étroitement liée à la performance dans les exercices de puissance et est maintenant considérée comme la meilleure mesure de vélocité à surveiller pour ces exercices.

Cependant, il existe également une quantité considérable de données et de recherches utilisant la vitesse moyenne pour des exercices de puissance.

Il faut surtout noter qu’il est très facile d’obtenir et de surveiller ces mesures. L’une n’étant pas mieux que l’autre. Tout dépend de votre utilisation et de vos objectifs.

Entrainement basé sur la vélocité : courbe force-vitesse

Vous souvenez-vous que la relation force-vitesse (F-V) est une courbe. Plus la force à produire est importante, moins la vitesse est élevée. Plus la vitesse est élevée, moins la force à produire est importante. La puissance maximale étant la combinaison de la force et la vitesse.

Traditionnellement,si vous prescrivez une charge d’entraînement à un athlète et que vous voulez qu’il travaille à 90% de 1RM, la première chose que vous devez savoir, c’est ce qu’est son 1RM. L’entraînement basé sur le pourcentage est toujours basé sur le 1RM d’un athlète. Ainsi en fonction des adaptations souhaitées, vous allez prescrire la charge correspondant au pourcentage.

Problème : de la semaine 1 à la semaine 4, le 1RM d’un athlète changera (espérons-le, il augmentera), mais à moins de le tester à nouveau, vous ne le saurez pas. Traduction, vous ne fournissez peut-être pas un stimulus suffisant pour cet athlète. Ou bien vous fournissez un stimulus trop important pour un autre.

Pour résoudre ce problème pratique, et pour une utilisation plus précise de la formation basée sur le pourcentage, l’idée est souvent de réaliser le test 1RM plus fréquemment. La planification de ces sessions de test peut constituer un casse tête à partir du moment ou le planning d’entrainements et match devient dense.

De plus, les pratiquants peuvent ne pas être capables d’atteindre leur «véritable» RM, car psychologiquement, ils peuvent ne pas être en mesure de se pousser avec des charges plus lourdes..

Dans une approche de l’entraînement de la force basée sur la vélocité, la courbe F-V est mise à jour….chaque jours ! C’est à dire, que pour chaque adaptation visée est associée une zone de la courbe.  En pratique, lorsque les sportifs doivent s’entraîner dans une plage spécifique, cette plage déterminera la charge à utiliser.

Exemple :

0.15-0.75m/s – Force max.

0.75-1.15m/s – Puissance.

>1.15m/s – Vitesse.
Ainsi vous avez juste à placer l’accéléromètre sur le bras ou sur la barre, puis en fonction de la capacité des sportifs à s’entraîner, à cet instant, les charges vont variées. Ceci sans avoir recours à des séances de test du 1RM.

En d’autre terme les charges de la courbe de la relation Force-vitesse changent à chaque séance.

 

Entrainement basé sur la vélocité : présentation

Qu’est-ce que l’entraînement basée sur la vélocité?
Le concept d’entraînement basé sur la vélocité (ou EBV) n’est pas nouveau et on peut retracer son origine plusieurs décennies en arrières. C’est uniquement en raison du développement de la technologie, de l’accessibilité des informations fournies par Internet et du développement des entreprises qui proposent des solutions adaptées qui a propulsé le concept et l’application son utilisation sur le devant de la scène ces dernières années.

C’est un thème déjà présenté depuis des années par des spécialistes Français du développement des qualités musculaires. Les évolutions technologiques ont étés particulièrement rapides. Elles suivent tout simplement cette de l’informatique. Imaginez que nos téléphones, dans nos mains, sont bien plus puissant que les ordinateurs portables d’y il a quelques années….et bien plus encore que les premiers ordinateurs grand comme un pièce d’appartement. De ce fait, les utilisations et les applications se sont multipliées.

Pour l’entraînement basé sur la vitesse, nous sommes témoins des mêmes évolutions rapides. D’abord gros comme un réfrigérateur, puis comme une brique, maintenant le matériel tient dans la main.

Depuis plus de deux ans j’utilise la technologie d’un accéléromètre portable (le PUSH Band) pour mesurer la vitesse de déplacement pendant un exercice. Ceci aussi bien avec des sportifs professionnels, de haut-niveau, que des pratiquants amateurs ou santé.

L’entraînement en de force fait partie intégrante d’une approche globale de l’entraînement en vue d’améliorer les performances sportives.
Traditionnellement, l’augmentation de la force résulte de deux grandes adaptations / mécanismes : facteurs nerveux ou facteurs structurels. De ce fait ces adaptations nécessitent de sélectionner des méthodes et exercices favorisants les adaptations souhaitées.

Historiquement, cela donne lieu à deux méthodes de prescription des résistances/charges utilisées. L’une est le maximum de répétition (RM) selon laquelle un exercice peut être prescrit sous forme, par exemple, de trois séries de 8-10RM (3×8-10RM). L’autre est la méthode du pourcentage 1RM, selon laquelle l’exercice est prescrit dans pourcentage tel 3×5 @ 80% 1RM.
La méthode d’effort ou de notation d’effort perçu (RPE – Rate of Perceveid Exertion), dans lequel la difficulté de l’effort estimée par le pratiquant, est également prise en compte pour indiquer au pratiquant les sensations attendues.

Cependant, un concept différent d’entraînement en force est apparu récemment. Ce concept est basé sur des mesures de vitesse pendant l’entraînement. Une vitesse, ou zone de vitesse), permettant des adaptations spécifiques. La prescription se fait alors sur une vitesse, par exemple, 3-5 reps @0.5 m/s.

Comme indiqué précédemment, mesurer la vitesse pendant l’entraînement des qualités musculaires n’est pas nouveau. Beaucoup de données existaient déjà pour illustrer le fait que des niveaux de vitesse ou de puissance plus élevés avec des charges identiques distinguent clairement les athlètes de rang supérieur. Mais auparavant, il était limité à athlètes d’élite et pour un nombre d’exercices limités en raison du coût et du manque de portabilité.

Les entraîneurs et les athlètes doivent comprendre un certain nombre de choses avant de se lancer dans l’entraînement basé sur la vitesse/vélocité. C’est cette expérience de mon utilisation du Push Band que je compte vous proposer au cours de différents articles sur blog. Face à la quantité de donnée fournies, d’informations et d’applications pratiques, il est possible pour les entraîneurs et préparateurs physiques d’être rapidement submergés.
Notez que les termes “vitesse” et “vélocité” seront utilisés tant ils semblent interchangeables lorsqu’il s’agit de parler avec sportifs et préparateurs physiques de cette approche de l’entraînement de la force.