Variabilité de la fréquence cardiaque et état de forme

Le sujet peut être compliqué, je vais donc essayer de reste simple et synthétique.

La variation du temps écoulé entre deux battements cardiaques (bpm) est appelée variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). Pour bien comprendre l’utilité de cette mesure il convient de faire un petit rappel sur le fonctionnement du corps humain d’un point de vue cardiovasculaire.

Le rôle du cœur est d’assurer le déplacement du sang dans le corps et, grâce à ce dernier, celui de l’oxygène vers les muscles, des déchets métaboliques et des hormones entre autres.

Les contractions rythmiques du cœur se produisent spontanément, bien que leur fréquence puisse être affectée par des influences nerveuses ou hormonales.

Le système sympathique (SNS), ou orthosympathique, va provoquer une accélération de la fréquence cardiaque (FC). Tandis que le système parasympathique (SNPS) va lui provoquer un ralentissement de celui-ci.

La plupart du temps ces deux systèmes s’équilibrent. Mais lors de certaines situations (émotion, danger, repos) l’un de ces deux systèmes prend le dessus pour réguler l’activité cardiaque en fonction de la situation.

C’est également le cas lors du surentrainement ou la FC et la VFC vont être perturbées par rapport à leurs valeurs « normales ».

L’étude de la FC, et notamment la comparaison entre différentes situations (repos, effort, couché, assis debout), va permettre de constater des valeurs anormales et va ainsi servir dans un premier temps d’outil pour estimer le niveau de fatigue.

Cependant la mesure de VFC offre une mesure plus précise. En effet, pour une FC donnée, il existe de nombreuse « tendances » pour arriver à celle-ci. Prenons un exemple. Une FC de 70 battements par minute peut être réalisée avec un profil stable ou instable de VFC. C’est-à-dire que pendant une minute, dans un cas les battements sont réguliers tandis que dans un autre ils sont irréguliers, toujours pour la même FC.

L’analyse de VFC va permettre d’estimer le bon équilibre entre SNS et SNPC. Mais également quelle est la nature du déséquilibre en ceux-ci.

L’identification du type de fatigue va être un outil pour adapter le programme d’entrainement en fonction de l’état de l’athlète. La tendance pourrait être de ralentir la machine dans un cas et mettre un coup de fouet dans l’autre.

Dans le cas d’une fatigue SNS il faut changer le régime d’entrainement, diminution de l’intensité et légère augmentation du volume et stimuler le SNPS qui n’est plus assez important.

Dans le cas d’une fatigue SNPC il faut stimuler l’organisme mais sans le fatiguer, légère augmentation de l’intensité de diminution du volume, pour augmenter le SNS.

Vous pouvez trouver dans cette vidéo de Jeremy Maclin (football américain) alors en préparation pour la NFL à l’université du Missouri, un exemple de l’utilisation de systèmes de suivi de l’état de forme.