Vitesse, accélération : avez-vous le bon angle ?

L’entraînement de la  vitesse, comme toute qualité physique, est difficile à expliquer en quelques mots. Des livres et DVD ont été consacrés au développement de la vitesse et il est compliqué de les réduire en 3 ou 5 conseils miracles communs et valables pour tous.

Ce n’est pas aussi simple que : “fais cet exercice et tu vas devenir rapide”. Tout dépend de votre niveau dans les différentes composantes de la vitesse. Ce qui marche pour un athlète, n’est pas forcément le mieux pour un autre.

Votre vitesse sur le terrain trouve ses origines dans votre rapport poids / force musculaire, votre explovisité et, enfin, comment vous exploitez ces qualités musculaires. Ou plutôt, comment vous appliquez cette force au sol.

Apprendre à se déplacer, c’est apprendre à appliquer cette force efficacement. Xavier Roy avait expliqué l’importance grandissante que prenait la notion de vecteurs de force dans la préparation physique sur son blog ICI.

Une autre notion à prendre en compte (qui rejoint celle des vecteurs) est celle des angles de puissance / angles d’accélération.

L’alignement pied – bassin -épaule permet de définir le vecteur dans lequel on se déplace et l’angle d’accélération. Plus la composante horizontale sera importante, plus l’angle sera faible, et donc plus l’accélération sera importante.

L’exemple le plus parlant étant celui du départ au sprint.

C’est pourquoi en sprint, comme pour un test de 40 yards au football américain, il convient d’insister sur le fait de ne pas se relever dès le départ.

Mais c’est également vrai dans les autres sports de vitesse (accélération).

Enfin, cela ne va pas être uniquement valable pour la ligne droite et l’accélération linéaire. Décélérer et changer de direction sont également 2 actions lors desquelles il faut chercher des angles optimaux afin de les réaliser plus efficacement, et donc, plus rapidement. En un sens, décélérer pour changer de direction, c’est déjà accélérer !

La problématique sera alors de chercher des angles favorisant la création de vitesse, donc un déséquilibre impliquant une prise de risque, tout en maintenant  la course.

Pour se faire, l’utilisation d’une approche analytique et progressive des déplacements linéraires et latéraux est indispensable. Pour être efficace tout d’abord, mais également réduire les risques de blessures tout en allant plus loin dans la prise de risques.

Un bon exercice pour débuter dans ce sens reste le départ 1 genou au sol. C’est une situation simple et sans matériel pour enseigner ce besoin de créer un angle (et un déséquilibre) favorable à l’accélération.