Vitesse linéaire et vitesse latérale

Les situations de compétition sollicitent des compétences développées à l’entrainement. Tout comme les autres compétences d’une activité physique, la vitesse en est une.

Elle se base sur les qualités physiques mais elle s’exprime grâce à une technique de course pour être plus efficace. Cette compétence dépend, comme toutes les autres, de programmes moteurs, et doit donc faire l’objet d’un apprentissage.

De nombreux entraîneurs proposent des séances de type « athlétisme ».

Les gammes de course sont alors reprises. Ceci est logique car qui d’autre que l’athlétisme peut apporter des ressources relatives a la vitesse ? Le problème reste néanmoins de définir de quelle vitesse nous parlons.

Il convient d’analyser, pour le déplacement, la tâche demandée par l’activité et le poste. La conclusion est que la vitesse linéaire (sprint) n’est pas la compétence de déplacement la plus sollicitée pour les sports de raquettes, les sports collectifs de petit terrain, ni pour les premières lignes au rugby.

Pour celles-ci, la grande majorité des déplacements est pluridirectionnelle, fréquente et sur courtes distances. De même, dans une certaine mesure, presque toutes les activités sportives vont demander au pratiquant d’être efficace sur ce type de déplacements.

Dès lors, personne ne peut prétendre que les gammes de courses dites « athlétiques », soient l’unique solution pour répondre à une recherche de vitesse.

Au regard des spécificités propres à la tâche dans le jeu, celles-ci doivent être incluses dans l’entrainement mais en étant associées à d’autres situations d’entrainement plus spécifiques. Apportant un peu, ou beaucoup, de “latéralité” à cette vitesse linéaire.

Pour faciliter l’amélioration des déplacements, l’entrainement peut être divisé en deux programmes généraux : vitesse linéaire et vitesse latérale. Le déplacement sera alors analysé comme une combinaison et/ou une alternance de vitesse linéaire et latérale. Chaque déplacement sollicite ces compétences pour répondre à la situation.

Les situations mises en place devront permettre à l’athlète de :

-Créer une vitesse linéaire et latérale.

-Maitriser une technique de déplacement linéaire et latérale.

-Réduire une vitesse linéaire et latérale.

-Développer les formes et surfaces spécifiques d’appui du pied au sol associées à celles-ci.

Enfin on cherchera à permettre à l’athlète de combiner et/ou d’alterner ces compétences.

Dans de nombreuses situations, le pratiquant le plus performant n’est pas forcément le meilleur en sprint mais il est souvent le plus agile, celui qui est capable d’enchainer le plus efficacement les accélérations (création de vitesse) et les changements de direction.